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En milieu tamasheq, c’est la femme qui choisit son mari

Lorsque les amoureux décident de se marier en milieu tamasheq, c’est la femme qui l’annonce la première à ses parents qui, à leur tour, font les démarches auprès des parents de l’homme. Une fois que ces derniers ont donné leur bénédiction, le mariage est célébré chez la femme, écrit le blogueur Youssouf Cissé.

Beaucoup de nos lecteurs ont été étonnés d’apprendre que les femmes Keltamasheq organisent des fêtes pour célébrer le divorce. Mais notre culture offre d’autres surprises en ce qui concerne le mariage.

Chez nous les Keltamasheq, les rencontres entre familles sont rares. Elles se font soit à l’occasion des fêtes, du mariage d’un autre membre de la famille ou autour d’un puit pour abreuver les animaux. C’est à cette dernière occasion qu’assez de jeunes se rencontrent et font connaissance.

C’est à ces rares occasions que naissent des flirts clandestins et des rendez-vous nocturnes et platoniques où le jeune homme, après que son hameau se soit endormi, effectue clandestinement le voyage vers celui de la fille et revient en courant la même nuit.

La femme est celle qui annonce la liaison

Les négociations pour le mariage sont d’abord menées en aparté entre les tourtereaux avant que les parents en soient informés.

Lorsque les deux amoureux s’entendent, c’est la femme qui l’annonce la première à ses parents qui, à leur tour, font la démarche auprès des parents de l’homme. Nous, garçons, n’osons jamais parler de nos sentiments pour une femme ni à notre père, encore moins à notre mère. Par contre, entre la jeune fille Tamasheq et sa maman, il y a une grande confidence. La fille peut tout dire à sa mère, comme à une cousine.

Le mariage est célébré chez la femme

Une fois que la fille a annoncé à ses parents sa volonté de se marier, et que ses parents ont fait des démarches auprès de ceux de l’homme, le mariage est célébré chez la femme, et l’homme devra passer la première semaine chez la femme, contrairement à d’autres sociétés où c’est la femme qui se déplace.

Ces différents procédés nous montrent combien la femme est importante et quelle place elle occupe dans la société tamasheq. Elle est au centre de la prise des décisions, même si on ne l’autorise pas très souvent en milieu traditionnel à intervenir en public sur la vie de la société.

Benbere