Ce jour tout à fonctionner sauf l’essentiel : la constitution Par Dr Aboubacrine Assadek Ag Hamahady

Dr Aboubacrine Assadek Ag Hamahady @DR

Il y a cinq ans jour pour jour le mercredi 01 février 2012 qu’ont eu lieu les émeutes anti-touaregs à Kati suite à la reprise de la rébellion dans le septentrion du Mali.

Deux jours avant les pillages du complexe médical il y avait eu des marches avec des manifestants qui rodaient autour de la Polyclinique. Nous étions loin d’imaginer qu’aucune mesure n’avait été prise pour parer à une telle action, ni avant, ni durant, ni des jours, mois et années après.

Ce jour tout à fonctionner sauf l’essentiel : la constitution.

UN BESOIN POLITIQUE DE TOUT BORD :

Toutes les parties prenantes politiques qu’elles soient de la majorité ou de l’opposition, et des mouvements armés touaregs semblent s’accommoder de cette forfaiture.

Les premiers parce qu’il ne s’agit que de touaregs c’est bien fait pour eux et ils ne sont pas des nôtres, c’est la seule réponse immédiate disponible contre l’agresseur.

Les derniers parce qu’ils peuvent capitaliser la généralisation de la cause en la délocalisant vers le sud, créant ainsi la désillusion chez les touaregs qu’ils appartiennent à leur pays que leurs institutions les protégeraient.

Le Mali et ses touaregs sont les éternels perdant d’une association de malfaiteurs faite des parties politiques qu’elles soient de la majorité, de l’opposition et des mouvements armés touaregs. Le peuple n’aura que des yeux pour pleurer.

UNE NÉCESSITÉ NATIONALE CONTRE PRODUCTIVE DE  RÉPONSEBELLIGÉRANTE ANTI-TOUAREG

Nous refusons d’adhérer ce jour a un manque d’État, car toutes ses institutions exécutives, législatives, administratives, religieuses vielles de dix ans de mandature étaient en place.

Le Dr AG HAMAHADY Elmehdi a belle et bien subi une action punitive sous la complicité active de l’État.

Tout ce qu’il mérite c’est d’être touareg et de subir les représailles pour une attaque des « siens » à 1.500 km contre la nation dont il a été exclu pour ne pas avoir eu droit à la protection en plein cœur des pouvoirs publics et en présence des forces publiques.

Nous avons donné tout le temps à l’État pour qu’il sorte du déni et fonctionner dans le sens du droit.

UNE ALTÉRATION DIFFICILEMENT RÉVERSIBLE DE L’UNITÉ NATIONALE

Il nous est donné après cinq d’inaction envers les victimes de constater que nous sommes en face d’une méthode d’État avec une réelle volonté de nuire et que cet événement n’était ni un acte anodin, ni fortuit, ni isolé mais une machine institutionnelle pour en découdre avec le peu qui existait de la possibilité d’intégration et d’unité nationale.

Comment expliquer une impossible admission de la citoyenneté du Dr AG HAMAHADY Elmehdi, malgré son parcours exemplaire, sa maîtrise sociale, linguistique et son implication dans le développement de santé publique de son pays ?

Comment convaincre les autres touaregs qui ne connaissent de leurs administrations que la répression qu’ils peuvent être protégés par un ÉTAT après le pillage du complexe médical de KATI?

Durant les cinq ans le dossier n’a été évoqué que pour exproprier le Dr AG HAMAHADY Elmehdi des ruines du pillage devant les tribunaux, et le débouter de tout recoure de justice sous prétexte d’une commission d’indemnisation qui est un pseudo-barrage pour que l’État se dérobe de sa responsabilité jusque-là non assumée.

Le pillage s’est étendu aux domiciles de tous les touaregs de Kati et leurs biens.

Un ex premier ministre a participé au sabotage du dossier Clinique Allama contre l’Etat et une Banque, ce qui est un manque notoire de déontologie.

Ce qui s’est passé à Kati est inqualifiable et une honte pour notre pays.

Cette forfaiture ne nous dispense pas de notre disponibilité citoyenne (sauf refus institutionnel) de sauver ce qui peut l’être.

Dr Aboubacrine Assadek Ag Hamahady

 

 

 

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