A Gao, IBK endossera son costume de chef de guerre

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C’est en endossant son costume de chef de guerre que le président malien Ibrahim Boubacar Keita a quitté Bamako ce 19 janvier pour se rendre à Gao, visée hier par un attentat qui a fait 60 morts et 115 blesses selon un bilan provisoire donné par le gouvernement malien hier soir. Sur place, IBK va  se rendre sur le site de l’attentat, puis rencontrera les soldats blessés à l’hôpital de la ville avant de rencontrer les familles des victimes pour leur apporter son soutien. C’est à Gao, et depuis le camp militaire de l’armée malienne que le président IBK  enregistrera son discours à la nation à l’occasion du 20 janvier, fête nationale des armées du Mali. Un discours qui sera diffusé ce soir à la télévision nationale. Dans son discours très attendu, le président malien ira dans le même sens que son discours prononcé hier soir à la télévision mais devra donner un bilan plutôt à la hausse.  «Le nombre de victimes à déplorer est de 77 morts», a confirmé le porte-parole de l’armée française, le colonel Patrik Steiger, lors d’un point presse à Paris et dont les militaires de l’opération Barkhane sont sur le terrain.

C’est la deuxième fois depuis son élection en 2013 que le président Ibrahim Boubacar Keita se rend à Gao d’où est originaire son ministre de la défense Abdoulaye Maiga.

Pluie de message de condamnations

Avant de prendre son vol pour Gao, le président malien a reçu une pluie de messages de condamnations de cet attentat revendiqué par le groupe djihadiste Al Mourabitoune. « La Présidente de la Commission réaffirme le ferme soutien de l’UA au Gouvernement et aux autres parties à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et les exhorte à poursuivre  leurs efforts visant à mettre en œuvre, de bonne foi, ses dispositions, en particulier celles relatives à la défense et à la sécurité. Quant à la MINUSMA, elle « condamne avec la plus grande fermeté cette attaque lâche et ignoble et présente ses condoléances attristées au Gouvernement malien,  aux parties à l’Accord de paix ainsi qu’aux familles des victimes ». Même chose du  côté de Barkhane  qui « condamne  l’odieuse  attaque  terroriste  ayant  frappé  ce  jour  le  camp  de  regroupement  du  mécanisme  opérationnel  de  coordination  (MOC)  de  Gao,  dont  le  bilan  est particulièrement  lourd. Elle présente ses sincères  condoléances  aux  familles des  victimes, à ses frères d’armes et partenaires ainsi qu’aux autorités maliennes et souhaite un prompt rétablissement  aux blessés ».

C’est la première fois que l’armée malienne enregistre un bilan aussi lourd que cet attentant du 18 janvier à Gao. Mais aussi et surtout, c’est la première fois que toutes les parties signataires de l’accord de paix (armée malienne, CMA et Plate-forme) sont visées par les djihadistes au même moment et par le même attentat.

Nord Sud Journal

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