Accord de paix au Mali : les leaders de la CMA quittent Bamako en catimini

Depuis que le président malien, Ibrahim Boubacar Keita a annoncé la possible relecture de l’accord lors de son discours à la nation le 22 septembre dernier, les leaders de la Coordination des mouvements de l’Azawad ont commencé à quitter Bamako en catimini. Bamako se vide de la CMA.

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Si Bilal Ag Achérif, secrétaire général du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et Alghabass Ag Intalla ne sont pas venus à Bamako depuis l’annulation par le gouvernement malien de la réunion du comité de suivi de l’accord le 17 septembre dernier à Kidal, Sidi Brahim Ould Sidatti, président en exercice de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et Mohamed Maouloud Ramadan ont quitté Bamako pour la localité Ber, fief de leur mouvement. Quant à Mossa Ag Attaher, le porte-parole de la CMA et Almou Ag Mohamed du HCUA, ils ont quitté Bamako pour le Maroc.

L’application de l’accord de paix a pris un sérieux coup quand le gouvernement malien a annulé la réunion du comité de suivi de l’accord, le 17 septembre dernier et surtout lorsque le président malien IBK a annoncé la possibilité de relecture de l’accord de paix dans son discours à la nation le 22 septembre dernier.

L’ex rébellion a alors suspendu tous ses travaux au sein de l’accord de paix avant une réunion d’urgence dans un lieu « neutre » et avait fini par suspendre ses travaux prévus lors du dialogue politique nationale inclusif dont les travaux au niveau des communes ont commencé hier 7 octobre.

Cette position de la CMA a été réconforté le 5 octobre dernier lors de la visite du ministre malien des affaires étrangères Tiébilé Dramé à Alger. L’Algérie, chef de file de la médiation internationale a refuser l’idée de réviser l’accord de paix et de réconciliation au Mali, également connu sous l’appellation de l’Accord d’Alger. “Cet accord constitue le cadre idoine pour résoudre la crise dans le nord du Mali dans le cadre d’une approche inclusive qui allie la concrétisation de la paix et la stabilité, et la relance du développement dans le pays”, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, à l’issue d’une rencontre avec son homologue malien Tiébilé Dramé.

C’est la deuxième fois que l’Algérie oppose son refus diplomatique à une révision, même partielle, d’un texte « âprement négocié » à Alger entre 2013 et 2015, et dont l’application sur le terrain piétine depuis quatre ans.

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