Attentat: Plusieurs arrestations  à Bamako et Gao

Les photos de Mahi Ben Barka et Mikaliou Dicko. @ Sécurité d’Etat, SE.

 

Le Jeudi dernier, deux opérations de services de renseignements maliens ont permis d’arrêter Mahi Ben Barka et Mikaliou Dicko, tous les deux de nationalité malienne  qui avaient planifié un attentat suicide dans Bamako. Les deux individus avaient en possession notamment de matériel de guidage GPS et de munitions. Alors ce que ce vendredi 27 janvier, deux autres personnes, originaires de Gao ont été arrêtée à Bamako, et au même moment, à Gao, dans le quartier château,  Barkhane a procédé à des arrestations.

« Lors de deux opérations distinctes à Bamako jeudi, les forces spéciales des services de renseignements maliens ont arrêté deux jihadistes qui s’apprêtaient à commettre un attentat de ‘grande envergure’ à Bamako contre des cibles étrangères », a affirmé à l’AFP une source de sécurité malienne. L’attentat était prévu pendant le sommet Afrique-France à Bamako des 13 et 14 janvier. Mais compte tenu des mesures prises pour le sommet, les deux individus ont décidé de le reporter « en comptant sur l’absence d’un dispositif de sécurité rigoureux à Bamako », a indiqué la même source de sécurité.
L’information a été confirmée à l’AFP par une autre source de sécurité malienne.

Les deux personnes ont été arrêtées en possession d’un « matériel compromettant », ont indiqué les deux sources. Ce matériel comprend notamment un matériel de guidage « GPS, des munitions et du matériel d’explosion », a ajouté la deuxième source, sans donner plus de détail. Les deux suspects, de nationalité malienne, sont nés dans le nord, respectivement en 1988 à Gao, et autour de 1996 à Intillit, a précisé cette source de sécurité.

« Le premier est le logisticien qui a fait le repérage », tandis que le second devait être un « kamikaze », a indiqué la même source, affirmant qu’ils appartenaient au groupe Al-Mourabitoune du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar.
Ce groupe, rallié à à el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi), a notamment revendiqué l’attentat suicide du 18 janvier à Gao contre un camp de regroupement de formations armées signataires de l’accord de paix au Mali, qui a fait près de 80 morts. Cette attaque s’est produite cinq jours après une visite du président François Hollande, en route pour le sommet Afrique-France, sur la base française de Gao.

Peu avant le sommet, plusieurs suspects soupçonnés de préparer des attentats visant la réunion avaient été arrêtés par les forces spéciales françaises, selon des sources de sécurité maliennes et occidentales.

Nord Sud Journal avec AFP

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