Au Mali, les membres de la Transition doivent déclarer publiquement leurs biens

Au moment où nous mettons sous presse, les membres du gouvernement Moctar Quane n’étaient pas officiellement nommés. Ce qui ne saurait tarder.

Mais, au nom de la Transparence promise dans la gestion des ressources publiques par le président Bah N’Daw, tous (à commencer par lui-même) doivent publiquement déclarer leurs biens. La confiance dit-on n’exclut pas le contrôle.

Certes, du point de vue des compétences (et du background en général) les futurs membres du gouvernement de la transition, pourraient (devraient) en avoir, mais du point de vue moralité de ces hommes et femmes, nul n’oserait lever le petit doigt pour affirmer quoi que ce soit !

Or, ceux qui ont en charge la gestion au quotidien des affaires de l’Etat, au cours de cette transition de 18 mois au niveau des différents départements ministériels doivent être en vérité recommandables !

En effet, dans le cadre de la lutte contre la corruption et pour la bonne gouvernance, il faut dire que ces ministres, dans le contexte actuel, doivent être de «bons gestionnaires des fonds publics ».

Mais, comment peut-on s’assurer de cette donne, sans aucune enquête de moralité, de la phase des “candidats ministrables” à celle de leur nomination, suivie de leur prise de fonction ? De ce fait, des craintes subsistent au niveau des observateurs.

Dans tous les cas, il urge de réaffirmer la nécessité des enquêtes sur les mœurs de nos gouvernants, surtout par rapport à leur patrimoine.

Les hauts cadres comme ceux qui seront propulsés au-devant de la scène socio-politique nationale, au sein du gouvernement de la transition seront certainement des Maliens d’une certaine classe sociale au-dessus de la moyenne.

Cependant, pour rassurer les uns et les autres que ces compatriotes qui accepteraient de « servir l’Etat, et non de s’en servir » ne se seraient pas enrichis illégalement, au cours de ces 18 mois. Il est alors important de les soumettre (et soumettre également le président, le vice-président et le premier ministre de la transition) à l’exigence d’une déclaration publique et solennelle de leurs biens.

Cette pratique a une grande valeur dissuasive.

En effet, celui qui aura déclaré publiquement son patrimoine au début de sa prise de fonction ne sera plus timoré dans son ardeur à vouloir doubler, tripler voire quadrupler ses biens financiers, matériels, ou sa propriété immobilière… lors de l’exercice de ses fonctions.

L’Autorité, que ce soit le Président de la transition, le vice-président, le Premier ministre, et les ministres, le geste probant de leur respect vis-à-vis des fonds publics est celui de révéler au peuple, l’état de leur patrimoine au moment de leur prise de fonction. Ils devront également faire auditer leurs avoirs à la fin de leur mission.

Le 26 mars

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