CAN 2017 : le Ghana comme d’habitude, le grand retour de l’Égypte

Le milieu de terrain égyptien Mahmoud Abdel-Moneim (au centre) après son but lors du quart de finale de la CAN 2017 contre le Maroc, le 29 janvier 2017 à Port-Gentil (Gabon). © afp.com / Justin TALLIS

Comme lors des cinq précédentes éditions, le Ghana sera au rendez-vous des demi-finales de la CAN, grâce à sa victoire contre la RD Congo (2-1) dimanche, tandis que l’Égypte a battu le Maroc (1-0) et fait son grand retour.

Toutes les affiches des demies sont connues désormais : Burkina Faso-Egypte mercredi à Libreville et Cameroun-Ghana jeudi à Franceville.

Finalistes en 2015, les Black Stars ghanéens doivent leur succès à la fratrie Ayew. Le petit frère Jordan (25 ans) a ouvert le score à la 63e, puis le grand, André (27 ans), a scellé la victoire sur penalty (78e).

C’est une grosse frustration pour les Léopards congolais qui avaient fait forte impression en phase de poules et voulaient confirmer leur ascension, après leur 3e place lors de l’édition 2015, sous les ordres déjà de Florent Ibenge.

L’autre rencontre a été indécise jusqu’aux dernières minutes. L’Egypte l’a emporté à l’arraché sur un but de Mahmoud Kahraba (86e), alors que le ballon traînait dans la surface.

El Hadary, le bourreau des Lions de l’Atlas

Les Pharaons retrouvent ainsi les sommets. L’équipe la plus titrée de l’histoire du tournoi (sept CAN au total), avait en effet manqué les trois dernières éditions.

Les Pharaons ont remporté sept CAN au total, un record, mais ils avaient manqué les trois dernières éditions. En toute fin de match, Mahmoud Kahraba (86e) a inscrit un but opportuniste pour plomber les Marocains et offrir à son équipe une demi-finale contre le Burkina Faso mercredi à Libreville.

Mais le spectacle a été fortement perturbé par la médiocrité de la pelouse de Port-Gentil, qui a clairement empêché les deux équipes de développer leur jeu.

Après une première partie de match équilibrée, c’est le Maroc qui a semblé prendre le dessus, avec une série de tentatives dont une barre transversale pour Mbark Boussoufa à la 55e minute.

On voyait déjà l’entraîneur français Hervé Renard, tant habitué à la CAN (victoire avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire en 2015), accompagner les Lions de l’Atlas jusqu’au dernier carré, après plus de dix ans de disette.

Mais dans les cages égyptiennes, le vétéran Essam El-Hadary a veillé au grain. Le joueur le plus le plus âgé du tournoi, du haut de ses 44 ans, compte déjà quatre CAN à son palmarès: 1998, 2006, 2008 et 2010. Et il a encore été impeccable, bien aidé par le bloc défensif qui fait la force des Egyptiens dans cette édition 2017.

Nombreuses absences

Interrogé sur BeIN Sports, Renard s’est dit malgré tout fier de ses joueurs. « Ils ont fait le match qu’on attendait d’eux. On a eu des opportunités, mais on n’a pas réussi à concrétiser. On s’est fait sanctionner sur un ballon qui traîne devant le but, c’est comme ça qu’on apprend ».

Peut-être le Maroc a-t-il payé l’absence de ses stars Sofiane Boufal (Southampton) et Younès Belhanda (Nice), blessés et contraints au forfait juste avant le tournoi.

Mais il y avait aussi l’expérience des Pharaons. Sous les ordres d’Hector Cuper, technicien argentin qui fut notamment finaliste de la Ligue des champions avec Valence, l’Egypte retrouve les sommets.

Jeune Afrique avec AFP

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