CAN : l’Algérie démunie, sortie par un solide Sénégal

L’attaquant algérien Islam Slimani (d) face au gardien sénégalais Khadim N’Diaye, lors de la CAN, le 23 janvier 2017 à Franceville. © afp.com – KHALED DESOUKI

L’Algérie n’a pu éviter l’élimination : malgré deux buts face au Sénégal déjà qualifié, lundi à Franceville (2-2), elle quitte la compétition continentale dès le premier tour et laisse le voisin tunisien accéder aux quarts de finale.

Pour se sortir de ce groupe B relevé, après son nul surprenant contre le Zimbabwe (2-2) en ouverture puis sa défaite contre les Tunisiens (2-1), l’Algérie devait en effet non seulement battre le Sénégal, mais également espérer que la Tunisie perde dans le même temps face au Zimbabwe, à Libreville.

Or les « Aigles de Carthage » ont fait le boulot avant la mi-temps (4-1 à la pause, buts de Naïm Sliti 10e, Youssef Msakni, 23e, Taha Yassine Khenissi, 38e, Whabi Khazri 46e s.p. contre un but de Knowledge Musona à la 42e) et n’ont laissé aucune chance au Fennecs. Même si le Zimbabwe a réduit la marque au retour des vestaires par Tendai Ndoro (60e, score final 4-2).

Les Algériens, qui avaient prévenu via leur défenseur Djamel Mesbah que « quand on est dos au mur (…), et bien là on est forts », ont bien ouvert le score dès la 10e minute sur une jolie action conclue par Islam Slimani, rapidement rapporté le ballon dans le rond central pour accélérer la reprise du jeu et, espéraient-ils, marquer plus vite d’autres buts.

Multiplication des mauvais gestes

Mais ils se sont ensuite laissé emporter par l’enjeu et, multipliant les mauvais gestes en première période, ont laissé une équipe sénégalaise déjà qualifiée et largement remaniée revenir au score, sur une tentative de loin de Papa Bouba Diop juste avant la mi-temps (44e).

Au retour des vestiaires, même scénario: Islam Slimani a marqué un deuxième but (52e), mais Moussa Sow a égalisé dans la foulée (53e) pour préserver l’invincibilité de son équipe dans la compétition.

Le meilleur joueur africain, Riyad Mahrez, les talentueux Slimani, Yassine Brahimi ou Faouzi Ghoulam n’auront donc pas suffi et quittent sans victoire ni gloire la compétition continentale, remportée une seule fois par l’Algérie, en 1990 à domicile.

Les Algériens avaient pourtant annoncé « viser le sacre » avant la compétition, histoire d’oublier et de faire oublier une campagne de qualifications très peu convainquante pour le Mondial-2018 (ils sont derniers de leur poule avec un point pris en deux matches).

Prudent, Georges Leekens avait toutefois prévenu qu’il espérait « le meilleur résultat possible » mais ne pouvait « rien garantir ». Il lui reste à redresser la barre pour tenter d’accéder à la Coupe du monde, à moins que la fédératio

Jeune Afrique avec AFP

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