Coronavirus en Chine: ces images de la Nasa montrent la chute spectaculaire de la pollution

Le coronavirus pourrait avoir un fort impact sur le réchauffement climatique. La différence de pollution de l’air en Chine, entre début janvier et fin février, est spectaculaire.

CHINE – Ces images satellites en disent long de l’action humaine sur l’environnement. Publiées par la Nasa, elles montrent une baisse drastique des niveaux de pollution en Chine liée à la baisse d’activité, aux mesures de confinement et aux fermetures d’usines provoquées par l’épidémie de coronavirus, selon l’agence spatiale américaine.

Ces images satellites font apparaître les niveaux de dioxyde d’azote -un gaz nocif émis par les véhicules à moteur et les installations industrielles- sur la période s’étalant du 1er au 20 janvier, quand l’épidémie ne s’était pas encore autant propagée; et entre le 10 et 25 février, quand les habitants sont restés le plus possible confinés chez eux et une grande partie des usines ont été mises à l’arrêt.

La Nasa a aussi comparé les deux premiers mois de 2019 à la même période cette année, pour la ville de Wuhan, comme on peut le voir ci-dessous.

Les satellites de surveillance de la pollution de la Nasa ont détecté des baisses significatives de dioxyde d’azote (NO2) au-dessus de la Chine. Un gaz nocif émis par les véhicules et les industries. Montrant une relation directe entre le commerce des espèces sauvages (qui est désormais interdit), la santé, l’économie et l’environnement.”

“C’est la première fois que je constate une baisse aussi spectaculaire sur une zone aussi vaste pour un événement spécifique”, a déclaré dans un communiqué Fei Liu, chercheuse sur la qualité de l’air au Goddard Space Flight Center de la Nasa, des propos rapportés par la BBC.

Elle a ajouté qu’elle avait observé une baisse des niveaux de dioxyde d’azote pendant la récession économique de 2008, mais que cette diminution avait été plus progressive.

Selon une étude du Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (CREA) basé en Finlande, publiée le 19 février par Carbon Brief, le nouveau coronavirus pourrait avoir réduit les émissions de CO2 du pays d’au moins un quart entre le 3 et le 16 février. Une baisse équivalente à 6% des émissions mondiale sur cette période.

Ces graphiques montrent les mouvements de personnes et l’activité économique en Chine (ou leur absence) pendant l’épidémie de coronavirus sont tout simplement stupéfiants.

Le CREA précise que la consommation de charbon dans les centrales thermiques est tombée au plus bas depuis quatre ans et que la production des aciéries sur quatorze jours connaissait alors son plus bas niveau en cinq ans. 

L’épidémie du nouveau coronavirus s’approche des 2900 morts pour 80.000 cas en Chine. La province de Hubei, berceau de cette épidémie, représente encore 96% des cas.

En dehors de celle-ci, une certaine reprise est maintenant perceptible dans le pays, notamment avec la réapparition de quelques embouteillages à Pékin aux heures de pointe.

huffingtonpost

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