Crise en Guinée-Bissau: des conséquences «désastreuses» pour la Cédéao

La Cédéao est réunie, ce vendredi 8 novembre, en sommet extraordinaire à Niamey au Niger pour parler de la crise politique en Guinée-Bissau. L’organisation ouest-africaine ne soutient pas la démarche récente du président José Mario Vaz de changer de Premier ministre et de gouvernement peu de temps avant la présidentielle prévue le 24 novembre.

Les huit chefs d’État et deux vice-présidents sont, depuis ce matin, en salle de commission. Ils débattent à huis clos des rapports élaborés par la mission en Guinée-Bissau du Comité ministériel de suivi de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest.

La Guinée-Bissau n’est représentée que par son ministre des Affaires étrangères. Le Premier ministre Aristides Gomes, soutenu par la Cédéao et refusé par le président Mario Vaz, n’a finalement pas fait le déplacement de Niamey.

Un message fort pour Bissau

En ouvrant les travaux, le président en exercice de la Cédéao, Mahamadou Issoufou a déclaré que ce pays vit actuellement une « situation de crise politique et nationale grave avec des conséquences désastreuses pour le pays et la sous-région. La Cédéao est devant une situation de déstabilisation de la Guinée-Bissau avec des risques réels de guerre civile », a-t-il ajouté.

Le sommet de Niamey doit envoyer aux protagonistes, dit-on, un message très clair : « La Cédéao ne peut tolérer pour quelque raison que ce soit la déstabilisation d’un État membre ». Les chefs d’État réunis à Niamey craignent surtout les risques de confrontation entre les différentes forces de défense et de sécurité nationales sans oublier la force d’appui à la tête de la Cédéao.


 De la responsabilité des pays de la zone franc

Lors d’une réunion à Bruxelles avec ses homologues européens, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, a réagi à l’annonce de Patrice Talon. Le responsable français reste sur la même ligne que lors de la réunion des ministres des Finances et des responsables des institutions économiques et monétaires des pays zone franc : la France est d’accord pour une réforme ambitieuse, mais c’est de la responsabilité des 14 pays de la zone.

Il y a une condition et cette condition est impérative. Il faut que la proposition vienne des États membres de la zone franche.

Rfi

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