Détournement et dilapidation de fonds publics: Le prochain jet de filets du Pôle économique et financier

Après le versatile Bakary Togola et consorts, un nouveau jet de filets se dessine à l’horizon. Loin d’être n’importe quel filet, il s’agit de celui du Chef du Pôle économique et financier sur un marigot qui grouille de personnes suspectées de délinquance financière.

Beaucoup de Maliens se demandent encore si cette plainte du BIPREM (Bloc d’intervention populaire et pacifique pour la réunification entière du Mali) va atteindre l’objectif originel qui n’est d’autre qu’un jaillissement de lumière autour de la disparition de 153 milliards (Rapport 2013-2014 du BVG) et la dilapidation de plus de 28 milliards (Rapport aéronef et équipements militaires) du Bureau du Vérificateur Général. Est compréhensible cette inquiétude étant donné que ladite plainte désormais dépoussiéreuse a été déposée depuis mai 2018.

Déjà plus d’un an passé. Si l’ancien chef du pôle économique et financier, un presque habitué à l’omerta M. Diawara a toujours porté une lunette d’argile pour ne pas voir ce dossier dans son tiroir, M. Kassogué quant à lui, a redonné l’espoir à tout un peuple à travers l’incarcération d’un très proche du clan présidentiel. Aura-t-il le dos suffisamment rond pour remplir son filet de délinquants financier, dont certains barons, et les conduire à Bamako-coura ?

Selon l’utilisateur particulier du mot « hybride », il n’existe pas une mercuriale des prix pour ce qui est des matériels et équipements militaires. Autrement dit, aucun texte législatif ou règlementaire n’impose de prix, plancher et plafond, à pratiquer en matière de fourniture des matériels et équipements militaires. Donc, rajoute-t-il, avec l’absence d’un tel référentiel, on ne saurait conclure à une surfacturation, d’une part, et, de l’autre, les fournisseurs sont libres de pratiquer les prix qu’ils veulent ou qu’ils peuvent.

La justice est appelée à prendre à la gorge toute personne impliquée dans cette affaire qui a fortement contribué au désarmement de notre vaillante armée, laquelle a mené pourtant une guerre asymétrique « planifiée » depuis l’extérieur et « imposée à nous » comme l’a si bien dit le natif de Koutiala, Ibrahim Boubacar Keita.

 Le temps, l’unique sage nous en dira plus. Mais d’ores et déjà, les regards sont rivés sur le jeune dogon qui doit entendre ces prochains jours l’ancien Premier Ministre Soumeylou Boubeye Maïga, l’ancien Ministre des Finances Mme Boiré Fily Sissoko, l’actuel secrétaire général de la Présidence Moustapha Ben Barka, neveu du président IBK, Mahamadou Camara et Sidi Mohamed Kagnassi ancien conseiller spécial à la Présidence de la République. Ces hauts-cadres sont cités dans des faits qui sont constitutifs d’infractions pénales prévues et punies par le Code pénal et le code de procédure pénale.

Le BIPREM ne présente certes pas tout le peuple malien, mais se constituant en partie civile, il porte le blason de celui-ci dans cette affaire qui ne doit aucunement être renvoyée aux calendes grecques sans que les Maliens ne sachent qui a fait quoi et qui est responsable de quoi dans cette affaire scandaleuse. En début aout dernier, l’homme à la Primature défensive, Soumeylou Boubèye Maiga a rendu public son Droit de réponse à l’endroit du Bureau du vérificateur général incompétent selon lui de mener ce genre d’enquête pour raisons de secrets de Défense. Une réaction « ahurissante et stupéfiante » a été l’expression qualificative donnée à ladite note par la quasi-totalité des Maliens vu la gravité des révélations

Le Combat

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