Donald Trump a prêté serment, devenant le 45e président des États-Unis

Donald Trump prête serment sur deux bibles tenues par son épouse Melania, à Washington le 20 janvier 2017. © Andrew Harnik/AP/SIPA

Donald Trump a prêté serment vendredi sur les marches du Capitole à Washington pour succéder à Barack Obama et devenir le 45e président des États-Unis. L’épilogue d’une incroyable campagne électorale ayant défié tous les pronostics.

La cérémonie s’est déroulée vers 17 heures GMT, alors que peu avant des affrontements entre police et manifestants anti-Trump éclataient dans les rues de Washington. Bilan de ces échauffourées, quelques vitrines brisées et 95 arrestations selon les autorités. Insuffisant néanmoins pour perturber le déroulé très codifié de cette journée historique, où la chorale du Missouri, un État remporté par Trump pendant l’élection, a chanté en l’honneur du nouveau président.

Les anciens présidents venus assister à la cérémonie

Devant un parterre d’invités prestigieux comme les anciens présidents George W. Bush, Jimmy Carter, Bill Clinton et bien sûr Barack Obama, Donald Trump a ensuite prononcé la phrase rituelle : « Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis. »

Le milliardaire américain a soigneusement choisi deux Bibles pour prêter serment : la sienne, qui lui a été offerte par sa mère en 1955, et celle d’Abraham Lincoln, sauveur de l’Union, également utilisée par Barack Obama il y a quatre ans.

Trump veut mettre fin au « carnage américain »

Par la suite, et après avoir remercié Barack et Michelle Obama pour leur accueil, Donald Trump a prononcé son premier discours en tant que président en exercice. Un discours que son porte-parole promettait « personnel » et « philosophique ». Pendant de longues minutes, Donald Trump a abordé les points qui ont fait sa force au cours de la campagne présidentielle : dénonciation de la responsabilité des élites dans la faillite économique des classes populaires américaines, accusations de partialité adressées aux médias.

Une phrase résume l’esprit qu’a voulu insuffler le président américain tout au long de son discours : « Les laissés pour compte de ce pays ne seront plus laissés pour compte (…) et le carnage américain prend fin aujourd’hui. » S’il n’a dévoilé aucune mesure concrète, Donald Trump a donc affiché ses ambitions isolationnistes, multipliant les phrases-choc comme « l’Amérique d’abord » ou « Acheter américain, embaucher américain ».

Jeune Afrique avec AFP

 

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