Enjeux de l’élection américaine pour le Sahel : Entre Biden et Trump, quel est le meilleur parti ?

La fièvre électorale américaine aura envahi la planète entière. Et pour cause, en plus d’être la première puissance mondiale, les Etats-Unis d’Amérique sont impliqués  dans tous les périls qui jalonnent la planète. Le Sahel, un des plus grands périls sécuritaires du 21ème siècle, est très rapidement devenu un des terrains de prédilection de l’US army.

Bien qu’étant à mille lieues du pays de l’oncle Sam, la zone du Sahel n’en est pas moins exempte de son influence. En plus de plusieurs formations militaires dispensées notamment à des troupes maliennes et burkinabè, la présence de l’armée américaine se révèle indispensable pour la MINUSMA et surtout Barkhane. Ravitaillement, logistique mais aussi et surtout renseignement, l’armée américaine est un partenaire de grande qualité dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Malgré cet état de fait, Donald Trump ne voit pas d’un très bon œil la présence militaire américaine dans la zone. Il envisagerait même purement et simplement le retrait de ses troupes du Sahel alors que les puissances occidentales, la France à leur tête, demandent au moins le maintien de la présence militaire américaine en l’état.

Egalement, l’opérationnalisation de la force militaire du G5 Sahel bute sur une sorte de veto des USA. Tout ne serait question que de financement. Et si Trump est réélu, il est fort probable que l’Amérique se désengagera de ses promesses de soutiens à la force conjointe du G5 Sahel. En effet, l’Amérique de Trump est passée maitre en la matière. Elle s’est retirée de plusieurs accords importants dont celui sur le nucléaire iranien et sur le climat. Un énième désengagement, cette fois sur le plan diplomatico-sécuritaire, ne serait pas surprenant.

Par cette analyse simple, certains diront terre à terre, il est dans l’intérêt des pays du Sahel et de la France, que le prochain président des USA soit Joe Biden. Il fut le vice-président d’Obama sous la présidence duquel la présence militaire américaine s’est pérennisée. De plus, il semble, à bien des égards, moins radical qu’un Trump qui n’a que faire des états d’âmes de pays qu’il ne connaitrait  que très peu sur l’échiquier mondial.

Inf@sept

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