Financement public des partis politiques : Déjà deux partis exclus, 62 en pole position

@DR

Ils sont au nombre de 64 formations politiques de la place  à déposer leur dossier afin de bénéficier  de l’aide publique allouée aux partis politiques au titre de l’exercice de 2015. D’ores et déjà, les comptes de deux partis politiques n’ont pas été certifiés par la section des comptes de la Cour suprême. Toute chose qui sous-entend que ces  partis n’ont aucune chance d’être retenus lors de la distribution de cette manne financière.

0,25% des recettes fiscales, c’est le montant annuel de l’aide publique repartie annuellement entre les partis politiques de la place. Cependant, afin de bénéficier de  ces fonds, ces formations doivent remplir un certain nombre de conditions. Il s’agit, entre autres, de se doter d’un siège indépendamment de la maison du président ou de quelqu’un d’autre, avoir un compte bancaire, présenter un bilan financier en justifiant la provenance des ressources financières et leur utilisation, tenir régulièrement des instances statutaires…

Une première étape importante et surtout cruciale de pouvoir bénéficier de ce fonds, c’est surtout le contrôle des comptes car la Section des comptes de la Cour suprême épluche minutieusement les moindres dépenses et  entrées d’argent afin de vérifier leur régularité par rapport aux lois en vigueur.

Ce sont 64 partis politiques de la place qui se sont soumis à cet exercice au niveau de la Section des comptes de la Cour suprême du pays. Et sur ce nombre, seuls les comptes de deux partis n’ont pas été certifiés par ladite Section des comptes. Il s’agit  de l’Union malienne pour la République et la démocratie (Umprd) et d’une autre formation politique lilliputienne à savoir le Bloc universitaire pour le changement (BUC). Après avoir réussi à cet examen, la Délégation générale aux élections (Dge) qui est chargée de la répartition dudit fonds procède à son tour à certaines vérifications, cette fois-ci pas financière, mais relative au bon fonctionnement de ces 62 partis  en question, en l’occurrence la tenue des réunions statutaires, l’acquisition d’un siège pour ne citer que ceux-ci. C’est au terme de ces différents contrôles que la formation politique en question est déclarée éligible. Il faut rappeler que l’année dernière, sur  62 partis politiques, seuls 56 ont été déclarés éligibles et se sont partagés la rondelette somme de plus de  2 milliards 119 millions Fcfa. Le Rassemblement pour le Mali (Rpm), s’était vu octroyer la  plus grosse part soit 520 millions de Fcfa ;  suivi de l’Adema 408 millions de Fcfa, l’Urd 320 millions de Fcfa, le Cnid 99 millions de Fcfa), la Codem 80 millions de Fcfa et le Parena 70 millions de Fcfa….

Ces différentes répartitions sont faites selon la loi du 18 août 2005 portant nouvelle Charte des partis.  35% aux partis proportionnellement au nombre de leurs conseillers communaux; 15% aux partis ayant participé aux dernières élections générales législatives ou communales; 40% aux partis proportionnellement au nombre de leurs députés; et 10% aux partis proportionnellement au nombre de femmes élues à raison de 5% pour les députés et idem pour les conseillères communales. Il sied de préciser que le tiercé gagnant lors de la dernière répartition, à savoir le Rpm, Adema, Urd, va toujours caracoler en tête lors de ce processus de répartition.

Retrouvez ci-dessous la liste des  62 partis dont les comptes ont été certifiés par la section des Comptes de la Cour Suprême, en plus des deux dont  les comptes ne l’ont pas été.

L’indépendant

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