Front social : des médecins en grève les 2 et 3 février 2017

Pour n’avoir pas été entendu dans l’affaire Drissa Coulibaly, du nom de ce jeune médecin qui croupit toujours en prison en Commune VI, le Syndicat des médecins du Mali (Symema) déclenchera une grève de 48 heures les 2 et 3 février 2017, c’est-à-dire le jeudi et le vendredi. Cet ultime moyen de pression que les médecins vont utiliser contre les autorités judiciaires du pays fait suite à plusieurs démarches pacifiques infructueuses pour obtenir la libération de Drissa Coulibaly.

Il faut rappeler que Drissa Coulibaly travaille pour le compte de la clinique ‘’Espoir’’ à Faladiè. Il aurait fait une intervention sur une blessée par balles du nom de Ramatoulaye Diarra, sans se référer à la police. Tout est parti du 24 novembre 2016 quand Drissa Coulibaly a reçu un coup de fil de la part d’un de ses collègues médecins lui référant la blessée Ramatoulaye.

Le jour suivant a eu lieu l’intervention. Le 27 novembre, le promoteur de la clinique, Mamadou Soumaoro et Drissa Coulibaly reçoivent une convocation de la part du commissariat du 10e Arrondissement. On leur signifie qu’ils sont convoqués sur ordre du procureur de la Commune VI. Ils s’y présentent et sont soumis à un interrogatoire par rapport à la dame Ramatoulaye. Ils seront ensuite présentés au même procureur le 6 décembre, lequel les plaçât sous mandat de dépôt.

Le mardi 27 décembre, le promoteur de la clinique, Mamadou Soumaoro, recouvre une liberté provisoire, mais pas Drissa Coulibaly.

Selon ses collègues du Syndicat des médecins du Mali (Symema), 5 chefs d’inculpation sont retenus contre leur collègue : complicité d’enlèvement, complicité de séquestration, complicité de tentative de meurtre, complicité de détention d’arme, complicité de traitement nuisible à la santé.

Il faut préciser que la dame Ramatoulaye a été blessée par une arme à feu dans un véhicule quand elle se rendait quelque part avec le nommé Abou Diawara. Le sieur Abou Diawara est le propriétaire de l’arme qui a blessé la Ramatoulaye, c’est pourquoi, lui aussi séjourne en prison.

Face à cette situation, les collègues de Drissa Coulibaly du Symema se sont mobilisés pour qu’il recouvre sa liberté. Une Assemblée générale d’information a eu lieu à l’hôpital Gabriel Touré le 3 janvier 2017. On notait la présence des représentants du Réseau des femmes médecins (RFM) ; de la Fédération des syndicats de la santé, de l’action sociale du Mali.

Ce jour-là, certains avaient voulu que la grève soit immédiatement déclenchée, mais par finish, la priorité fut donnée aux négociations pour une issue à l’amiable. Malheureusement cette option n’a pas  permis d’obtenir jusque-là la libération de monsieur Drissa Coulibaly. D’où la grève.

MaliJet

 

 

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