Guinée : des « consultations » sur la nouvelle Constitution peu appréciées

En Guinée, les consultations sur une nouvelle Constitution annoncées la semaine passée par le président de la République ont débuté. On en connaît maintenant le calendrier et les invités. Hier, jeudi 12 septembre, le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana s’est rendu à l’Assemblée nationale pour s’entretenir avec son président. Les députés d’opposition ont, quant à eux, boycotté la rencontre.

Jusqu’au 25 septembre, Ibrahima Kassory Fofana consulte une quarantaine d’institutions, d’associations, de syndicats dont la liste fait débat, notamment l’absence de la Plateforme nationale des citoyens unis pour le développement (Pecud), du Balai citoyen, du Bloc libéral (arrivé quatrième à l’élection présidentielle), du Parti de l’espoir pour le développement national (PEDN) ou encore du Parti des démocrates pour l’espoir (Pades), même si la grande majorité de l’opposition et de la société civile, regroupée dans le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), a d’ores et déjà prévenu qu’elle boycotterait.

La Constitution de 2010 a « fait son temps » 

Le Premier ministre a, malgré tout, débuté par l’Assemblée nationale, et son président, Claude Kory Kondiano : « Le président de la République est autorisé dans cette Constitution à organiser un référendum pour consulter le peuple sur le contenu à donner à la Constitution. La Constitution qui a été adoptée en 2010 a fait son temps. »

Le second personnage de l’État déplore « l’absence » des députés d’opposition. Ces derniers ont fait une déclaration publique quelques minutes plus tard. Fodé Oussou Fofana : « La vie des uns et des autres est connue. Nous nous sommes suffisamment exprimés. On a même créé un front, le Front national pour la défense de la Constitution. Est-ce que vous êtes d’accord avec nous pour violer la loi. C’est ça la mission de monsieur Kassory Fofana. Et ce qui a été dit aujourd’hui n’engage pas l’Assemblée nationale. »

Les partis politiques la semaine prochaine

Après la Haute autorité de la communication et le Conseil économique et social, la semaine prochaine sera consacrée aux partis politiques, aux ONG, ainsi qu’aux syndicats.

Lire aussi

Le président du Niger alerte sur les groupes djihadistes : « Si le Sahel cède, la menace touchera...

Mahamadou Issoufou, président du Niger, confie au JDD ses inquiétudes sur la dégradation de la situation au Sahel, me...

Mali : Les localités sud du pays en état d’alerte maximum des terroristes prennent pied dans le ...

La menace terroriste se précise de plus en plus vers les localités sud du pays dans le Wassoulou (Yanfolila-Frontière...

Mali : Forum de Paris sur la paix : Les sommets se multiplient, la paix s’éloigne en Afrique...

Après la première édition, tenue dans la foulée du centenaire de l’Armistice célébrée  en novembre 2018, l...

Burkina Faso: les gendarmes repoussent une attaque jihadiste à Arbinda...

Des hommes armés ont attaqué l’escadron de gendarmerie basé à la brigade territoriale de gendarmerie d’Arbinda d...