Ibrahim Ould Handa, officier officier de la CMA après sa libération : « j’ai été victime d’un rendement de compte »

Une cinquantaine de soldats et de combattants de groupes intégrés ont circulé en pick-up et à pied ce 23 février dans le centre de la ville. ©Nord Sud Journal

Arrêté le 15 septembre dernier, Ibrahim Ould Handa, officier de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a été libéré par les services des renseignements maliens (SE) ce 16 septembre au soir. Il accuse ses ennemis d’être derrière son arrestation.

 Il était 21h30 ce 16 septembre quand Ibrahim Ould Handa sort libre des locaux de la SE. Il a été accueilli par Alghbass Ag Intalla, secrétaire général du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad, Sidi Brahim Ould Sidatt, secrétaire général du mouvement arabe de l’Azawad et plusieurs autres cadres de la CMA.

« On m’a demandé si j’avais des liens les terroristes ou si j’étais lié à une attaque contre l’armée malienne à Léré en 2014 ou encore si j’ai des liens avec les assassins [du commandant du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) de Tombouctou Ndlr] Salem Ould Becki  », confie  Ibrahim Ould Handa à Nord Sud journal. « Je n’ai aucun lien avec tout ça », dit-il avant d’ajouter : « J’ai été victime d’un rendement de compte. C’est quelqu’un qui me veut du mal et qui était allé raconter n’importe quoi à la SE pour me créer des problèmes ».

Ibrahim Ould Handa à sa libération
Photo de famille improvisée après la libération de Ibrahim Ould Handa

 

Des soldats membres de l’unité des forces spéciales des services des renseignements maliens avait arrêté le 15 septembre dernier Ibrahim Ould Handa à Bamako alors qu’il était venu de Tombouctou pour participer à une réunion dans le cadre de l’application de l’accord de paix.  Cette arrestation avait eu lieu dans le cadre de « l’enquête ouverte suite à l’assassinat du commandant du Mécanisme opérationnelle de coordination (MOC) de Tombouctou », a confié à Nord Sud journal une source bien introduite.

Cette information a été confirmée par la CMA qui avait déploré le manque de coopération avec les services des renseignements. « Le commandant du MOC de Tombouctou était un membre de la CMA, et s’il y a des doutes de complicité entre ses assassins et l’officier Ibrahim Ould Handa, il fallait partager avec nous cette information avant de l’arrêter », regrette le porte-parole de la CMA, Mohamed Ould Mahmoud.

La CMA avait saisi la MINUSMA pour mener la médiation afin d’aboutir à la libération de son officier.

Le 9 septembre dernier, il était 21h, quand le commandant de la force du MOC de Tombouctou, Salem Ould Beck a été assassiné alors qu’il était en circulation à l’intérieur de la ville de Tombouctou. L’attaque n’a pas été revendiquée mais porte la marque d’AQMI, Al Qaida au Maghreb Islamique qui a déjà menacé à plusieurs reprises les combattants du MOC.

Nord Sud journal

 

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