Journée ville morte à Gao : La Cité des Askia rend hommage aux victimes de l’attentat

Gao, dans le nord du Mali, le 17 février 2013. – PASCAL GUYOT / AFP

Commerces fermés, rues désertes, bureaux fermés…, tel était le spectacle qu’offrait la Cité des Askia hier lundi 23 janvier 2016. L’appel à « une journée ville morte » a été bien suivi par les habitants de la ville de Gao qui manifestent non seulement leur colère, après l’attaque terroriste contre le camp du Mécanisme Opérationnel de Coordination(MOC) qui a fait plus de 70 morts, mais aussi rendent un vibrant hommage aux victimes.

Une journée ville morte a été observée hier lundi 23 janvier à Gao, à l’appel de la société civile pour protester contre le terrorisme, et aussi faire le deuil des victimes de l’attaque terroriste perpétrée contre le camp du Mécanisme Opérationnel de Coordination(MOC). «  Tout est calme ici. Les rues sont désertes, les commerces sont fermés. Aucune activité n’a eu lieu chez nous aujourd’hui. C’est un début de semaine pas comme les autres, et c’est pour la bonne cause », explique Mohamed Cissé, un habitant de la ville joint par Le Républicain. « Trop c’est trop. Nous n’allons jamais baisser les bras. Notre belle cité est connue pour sa résistance légendaire », ajoute Mohamed.
Toutes les activités sont restées paralysées toute la journée du lundi 23 janvier dans la ville.

Union sacrée des Maliens

Au Mali, l’indignation est à son comble après l’attaque terroriste perpétrée contre le camp du Moc à Gao le 18 janvier dernier ayant fait une soixantaine de morts et une centaine de blessés. A Bamako, le samedi 21 janvier 2017, à l’appel des partis politiques de la majorité et de l’opposition, des centaines de personnes se sont rassemblés au monument de la paix de Bamako pour exprimer leurs indignations contre le terrorisme et leur engagement pour la paix au Mali. Plusieurs figures importantes étaient présentes à la cérémonie : les membres du gouvernement, les leaders religieux et bien d’autres, tous unis contre cet acte odieux. Les forces vives de toutes origines, de toutes catégories, de tous bords politiques, de toutes confessions religieuses étaient mobilisées. Femmes, jeunes et vieux, société civile, classe politique, Maliens et étrangers étaient unis pour faire face à l’ennemi commun qui est le terrorisme.

Le Républicain

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