[Justice] Procès de Sanogo : les familles des victimes des militaires bérets rouges s’inquiètent

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Deux ans après le renvoi du procès d’Amadou Aya Sanogo et compagnons, les familles des militaires bérets rouges assassinés à Diago en Mai 2012 restent « préoccupés ». Elles viennent de lancer un nouvel appel aux autorités maliennes pour la reprise du procès des auteurs du putsch de mars 2012.

Face à la lenteur de la reprise du procès de Amadou Aya Sanogo et ses compagnons pour assassinat des soldats bérets rouges en 2012, les familles des victimes ont rompu le silence. « Cette situation qui perdure, nous inquiète profondément, aggrave nos souffrances et sème le doute au sujet de la crédibilité des résultats des travaux d’expertise du laboratoire Mérieux, chose qui défavorise la lecture du droit », peut-on lire sur un communiqué en date du 7 janvier et signé par Yacouba Dembélé, le secrétaire général de l’Association des Parents et Épouses des Militaires Bérets Rouges assassinés à Diago (APEMBRA).

Loi d’entente

L’APEMBRA s’impatiente pour la reprise du procès. Ses  membres dénoncent la lenteur de la procédure judiciaire. « Le retad s’explique par un manque de volonté du gouvernement pour la tenue de l’audience.  Les autorités doivent rappeler le laboratoire pour la disponibilité des résultats de la seconde phase des tests ADN », dénonce Yacouba Dembélé.

En effet, les familles des victimes craignent une amnistie de Sanogo et ses compagnons à travers la loi controversée d’entente nationale. « Nous craignons que les assassins soient libérés si la loi d’entente  est adoptée. Déjà cette loi ne n’autorise pas l’impunité des personnes ayant du sang sur les mains. Mais le retard du dossier nous inquiète », nous confie Dembélé.

De ce fait, les familles des victimes de Diago souhaitent rester mobilisées pour la recherche de la vérité par la justice et non par la mise en application de la loi d’entente nationale qui pourra cultiver l’impunité par la mise en liberté des « redoutables criminels » dont les responsables du charnier de Diago.

Le 08 décembre 2016, quelques jours après l’ouverture du procès du putschiste Amadou Haya Sanogo, l’audience a été renvoyé sur demande de la cour qui a recommandé la reprise des tests ADN des militaires découverts dans le charnier de Diago. Les résultats du second test effectué en début de l’année 2017 devraient être disponible quarante -cinq jours après, mais restent toujours attendus.

Liberté provisoire

Dans le même communiqué, les familles des victimes dénoncent la mise en liberté provisoire de certains haut gradés de l’armée malienne, sans les nommer et qui avaient depuis regagné leurs postes ou ont eu d’autres postes au sein de la hiérarchie militaire.

Depuis la suspension du procès de Sanogo, il y a deux ans, au moins deux généraux de l’armée malienne,  Dahirou Dembélé et Yamoussa Camara qui ont été mis en liberté provisoire. « Dans une affaire d’assassinat, la liberté provisoire ne doit pas être accordée sans que la justice ne tranche », dénonce Dembélé. Les parents des victimes demandent aux autorités maliennes la vérité et la justice dans cette affaire.

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