L’horreur continue au Mali : Plus de 100 personnes tuées en ce début d’année

Des soldats se rassemblent près d’un pick-up après l’attaque kamikaze qui a ensanglanté un camp de Gao, au Mali, le 18 janvier 2017. STRINGER / AFP

Plus de 100 personnes ont été tuées en ce début d’année 2017 au Mali. Aucune partie du pays n’est épargnée par cette violence quotidienne et  inouïe malgré la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation il y a de cela presque 20 mois.

Avant-hier lundi 23 Janvier, dans l’après-midi, le camp de la Minusma à Aguelhoc, région de Kidal, a essuyé plusieurs tirs de mortiers. Bilan : un casque bleu tchadien tué et deux autres grièvement blessés. Koen Davidse, le chef de la Minusma par intérim, a, dans un communiqué, indiqué que cette attaque marque une période noire et violente au Mali. «Les attaques criminelles et sanglantes des derniers jours démontrent que le terrorisme cible, sans discrimination, le camp de la paix», selon  M. Davidse.

Au Mali, la violence a, en ce début d’année, franchi un nouveau cap. Plus d’une centaine de personnes ont trouvé la mort dans le centre et le nord du pays. Le dimanche dernier, 22 janvier, un véhicule de la garde nationale saute sur une mine entre Gossi et Gao causant 3 morts et 1 blessé. Un jour avant, 14 personnes sont mortes dans l’attaque du poste du Groupe d’autodéfense touareg Imghad (Gatia), membre de la plateforme, à Tin-Essako, dans la région de Kidal le samedi 21 janvier.
Cet incident provoque des troubles entre les deux groupes armés,  signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, qui se battent pour le contrôle de la ville de Kidal: la Plateforme et la CMA. La Plateforme accuse la CMA d’être à l’origine de l’attaque, une accusation que réfute la CMA.

Deux jours plus tôt, le jeudi 19 janvier, un véhicule de l’armée saute sur une mine sur l’axe Diabali-Dogofry. Bilan : un militaire malien tué. Le mercredi 18 janvier, plusieurs attaques ont lieu dans le centre et le nord du Mali. Le maire de Boni est aussi assassiné par des hommes armés.
Le même jour, un check point de l’armée a été attaqué à Goundam. Bilan : trois morts, trois blessés. L’attaque terroriste la plus meurtrière enregistrée au Mali depuis le début de la crise se produira ce même jour à Gao. Dans la cité des Askia, le camp du Mécanisme opérationnel de coordination(MOC) a été frappé en plein cœur par les terroristes. Cinq kamikazes à bord d’un véhicule bourré d’explosifs, selon le gouvernement malien, ont attaqué le camp où près de 600 soldats issus des rangs de l’armée nationale, de la CMA et de la Plateforme, étaient réunis dans le cadre des patrouilles mixtes.

Selon le gouvernement malien, l’attaque a couté la vie à 60 soldats parmi les 600 soldats qui étaient réunis dans le cadre des patrouilles mixtes. D’autres sources bien informées indiquent une centaine de  morts.

Le Republicain

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