Mali : après le massacre d’Ogossagou, la communauté peulhe en Mauritanie prête à défendre son identité

La communauté peulhe de la Mauritanie a organisé deux manifestions, le mardi 26 mars et hier jeudi 28 devant l’ambassade du Mali à Nouackhott. La jeunesse Peulhe, très remontée a failli « s’attaquer » à la représentation diplomatique du Mali mais, elle a été calmée.

 La diaspora malienne, vivant à Nouakchott, des mauritaniens, et amis du peuple malien ont manifesté pendant deux jours, leur ras-le-bol dans la capitale mauritanienne, après le massacre de 160 peulhs dans une attaque contre le village d’Ogossagou, dans le centre du Mali. Le massacre perpétré contre les Peulhs, le 23 mars dernier est attribué à la milice dozo Dam Nan Ambassagou,

Hier à Nouakchott, c’est environ une centaine de personnes qui ont battu le pavé d’une distance de quatre à cinq kilomètres pour remettre leurs doléances à la diplomatie malienne. Sur place un sit-in attendait les protestataires qui exigent sans délai «l’arrêt immédiat des massacres » et le « jugement des coupables ».

La tension est montée d’un cran du coté de la jeunesse Peulhe qui vit en Mauritanie. Selon nos sources, les jeunes se disent prêts à regagner le Mali pour combattre.  Selon Tabara Bah de l’association Tabital Pulaaku Mauritanie, « tout le monde est énervé et choqué.  Trop c’est trop. Il y a des jeunes qui sont prêts à aller au Mali pour défendre notre identité. C’est pourquoi, ils crient IBK voleur, Soumeylou voleur », nous confie, la secrétaire générale l’association, jointe au téléphone.

Très déçues par le gouvernement malien, « les manifestants ont voulu s’attaquer à l’ambassade mais nous avons pu les calmer », ajoute la même source.

« IBK criminel, Boubeye Maiga criminel », scandaient les manifestants en colère devant l’ambassade du Mali à Nouakchott. Sur une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux, on peut constater plusieurs manifestants en colère, essentiellement des Peulhs qui critiquent dans leur langue, le président de la République du Mali et son Premier ministre.

Durant les manifestations, les hommes et les jeunes en première ligne, suivis des femmes brandissaient des pancartes extériorisant leur détresse. Sur les affiches on peut lire « sauver un peulh du Mali, c’est sauver toute l’humanité » ou encore « justice pour les peulhs assassinés au Mali »

Le massacre d’Ogassagou, à 18 kilomètres de Bankass a provoqué l’émoi au-delà de nos frontières. Plusieurs pays et organisations internationales ont adressé des messages de condamnation au Mali.

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