Mali : ATEM exige le retour des FAMa sur les positions abandonnées

Le samedi 14 mars 2020, le mouvement ATEM a organisé un point de presse sur la détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire dans le centre. Et exige le redéploiement rapide des FAMa sur les positions qu’elles ont abandonnées.

Le conférencier, Sidi Ongoïba, président de la Coordination du Mouvement ATEM, a passé au peigne fin la situation sécuritaire dans le pays dogon, notamment dans les cercles de Douentza, Bandiagara, Bankass et Koro. La crise a atteint des proportions alarmantes avec des conséquences humanitaires désastreuses.

Depuis le retrait des forces de défense et de sécurité de Baye, Ouenkoro, Sokoura dans le cercle de Bankass, Koro, Dioungani et Diankabou, «les attaques se sont multipliées, causant la destruction de puiseurs villages avec près d’une centaine de pertes en vies humaines, le pillage des milliers de têtes de bétail, la destruction par incendie des vivres. Du 1er au 12 mars, les attaques contre les villages dogons ont fait 76 morts, 131 blessés et plus de 2000 têtes de bétail emportées, plus de 13.000 déplacés dans le cercle de Bankass », déplore M. Ongoïba.

A l’en croire, malgré les alertes et messages successifs, le Mouvement regrette l’inaction du gouvernement, de la MINUSMA, des organisations de défense des droits de l’homme et des forces étrangères présentes dans notre pays pour le règlement de la crise. Pour son président, il urge de prendre des dispositions pour sécuriser les lieux, afin d’éviter une autre catastrophe avant l‘hivernage.

Exprimant sa solidarité aux populations victimes des violences gratuites, le mouvement ATEM apporte également son soutien aux forces de défense et de sécurité mais exige leur redéploiement sur toutes les positions qu’elles ont abandonnées. Après deux mois passés sur le terrain, a révélé Abdoulaye Témé, le constat est que chaque jour un village dogon est attaqué.

Ces attaques quotidiennes font au moins trois morts par jour «L’agenda économique des terroristes consiste à tuer les populations, occuper leur territoire et s’emparer de leurs biens.La situation sécuritaire est intenable. La plus grande partie des populations, ayant jusqu’ici subi les violences mais restée éprise de paix et de justice, risque de basculer dans la violence si le sentiment d’abandon persiste»,  a-t-il prévenu.

Le Challenger

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