Mali : Attaques terroristes au nord et au centre : Conséquences d’une absence ou d’une présence de l’armée ?

Il ne se passe pratiquement plus de semaine, voire de jour , où le sang de Maliens n’imbibe pas la terre libre du pays de Soundjata Kéita. Les déplacés ne se comptent plus. Et depuis octobre, les régions du Centre et du Nord qui semblent être devenues le souffre-douleur des terroristes ou quel que soit le nom de ceux qui commettent ces crimes. Au point où on se demande si l’armée malienne est toujours présente sur le terrain.

De deux choses, l’une. Soit les forces armées nationales se trouvent dans l’incapacité de faire face aux hordes d’assaillants. Ou alors, il s’agit de réactions aux actions posées par les « boys ». La première hypothèse est nourrie par la description de certains déplacés, qui affirment avoir été abandonnés à eux-mêmes. Harcelées régulièrement, les patrouilles doivent faire également face à l’épineuse question des mines entreposées sur les axes et qui comptent pour beaucoup dans les victimes causées dans les attaques terroristes.
Actions sur le terrain

Toutefois, certains éléments amènent à relativiser cette première hypothèse. Les forces armées nationales n’ont pas abandonné le terrain, affirment certaines sources, qui font état de récentes opérations militaires, tant au sol qu’aériennes concentrées dans certaines localités qui se sont soldées par de nombreuses pertes du côté des ennemis.
Des sources affirment que les manœuvres des forces armées ont fait que « les groupes armés sont sérieusement désorganisés ». Ce qui justifierait également la multiplication des attaques dirigées contre les populations civiles, cibles désarmées, qui payent un lourd tribut.
Une Grande Muette discrète ?

La question qui demeure est de savoir s’il est vrai qu’il y a des actions sur le terrain, pourquoi la Grande Muette reste atone sur ses exploits. L’explication a été donnée lors du bilan de l’opération bilatérale à Tanbakort. Il est certain que de nombreux Maliens ne demandent qu’à y croire, et surtout à voir réduire le rythme des tueries, sinon à ne plus les voir du tout. Il est également certain que l’armée malienne a besoin du concours des populations.

Les traits de cette coopération ne sont pas encore parfaitement dessinés. En attendant que les différents appels à l’organisation des populations pour se défendre définissent un modus operandi, le Chef d’état-major général des armées a donné une piste : le renseignement.
Pour la simple raison que l’ennemi contre qui l’armée se bat aujourd’hui a pris un visage diffus. Il apparaît amical jusqu’au dernier moment où il se transforme.

Le Point du Mali

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