Mali: au moins 4 militaires et huit assaillants tués dans la région de Ségou

Mali droits de l'homme
Un soldat malien du G5 Sahel, groupe qui lutte contre les jihadistes dans la région, à Sévaré (Mali) le 30 mai 2018. © SEBASTIEN RIEUSSEC / AFP

Quatre militaires maliens et huit djihadistes présumés ont été tués le mardi 31 juillet dans le centre du pays où une mission de sécurisation des opérations électorales est tombée dans une embuscade, ont déclaré des sources militaires et administratives.

Des hommes armés non identifiés ont attaqué une patrouille de l’armée malienne dans le centre-ouest du Mali. Cette attaque qui a fait plusieurs morts parmi les soldats intervient en plein processus électoral au Mali. « Hier nous avons perdu 4 soldats dans une embuscade tendue par des assaillants armés à un convoi de l’armée dans la région de Ségou», annonce ce mercredi le ministre malien de la défense, Tiena Coulibaly. Les militaires, chargés de sécuriser les opérations pendant le cycle électoral, ont été attaqués sur « un axe qui mène vers la localité de Nampala », selon une source militaire malienne. « Il s’agit d’une attaque complexe. Les terroristes ont tendu l’embuscade et ensuite, ils ont tiré sur le convoi, qui s’est défendu. Il y a huit terroristes tués », a affirmé une autre source militaire. L’attaque n’a pas été revendiquée  mais porte la marque de groupes  djihadistes liés  à Al Qaida présent dans la région.

700 bureaux de vote fermés

Cette attaque intervient alors que le Mali vient  d’organiser le premier tour de l’élection présidentielle dont le résultat provisoire n’est pas encore connu, mais attendu d’ici la fin de cette semaine. Le bilan pourrait encore s’aggraver car “deux véhicules de l’armée malienne et ses occupants n’ont pas encore été retrouvés”, a indiqué une source militaire.

L’embuscade s’est produite dans la région de Ségou, dans le centre du Mali où s’étaient produits  la majorité des incidents qui ont perturbé le premier tour de l’élection présidentielle de dimanche.

A cause de cette insécurité, plus de 700 bureaux de vote n’ont pu ouvrir leurs portes ce dimanche.

Lundi dernier, le camp du président sortant,  Ibrahim Boubacar Keïta, avait affirmé que celui-ci était « largement en tête », tandis que deux de ses principaux rivaux, le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé et l’homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo, se sont dits certains d’être qualifiés pour le second tour, qui aura lieu le 12 août si aucun candidat n’obtient la majorité absolue.

Vingt-quatre candidats étaient présents au premier tour du dimanche, dont les résultats doivent être publiés vendredi au plus tard, selon la loi électorale.

Nord Sud Journal

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