Mali : Bitume de mauvaise qualite, à quand la prise des sanctions ?

Annoncé à grande pompe et réussi par endroit, le travail de ré-profilage laisse à désirer. Ainsi la route de Ségou est déjà abimée par endroit. Les agents tentent de la rattraper. La route de Sikasso aussi a déjà pris un coup de vieux. Que se passe-t-il ? Le bitume serait de mauvaise qualité et tout aurait été fait à la hâte. Le Président IBK le sait puisqu’il a demandé à son ministre Zeinabou Diop, la responsable infrastructures, de prendre le temps de bien peaufiner les travaux. Le fait est que chacun profite de ces ré profilages pour se faire de l’argent.

En utilisant des produits de mauvaise qualité. C’est pareil à l’intérieur du pays. Et Bamako n’est pas en marge de cette situation. Depuis un bon moment l’on constate sur nos routes, les spécialistes du colmatage en train de distraire une fois de plus les usagers de la route, avec leurs travaux de quelques jours.

Aujourd’hui circuler à Bamako en cette période de pluie, est devenu un véritable parcours de combattant pour les automobilistes et les motocyclistes.
Alors que, la plupart des axes routiers, ont été traités dans le cadre des travaux d’aménagement engagés par le programme présidentiel d’urgence social (PPU). Seulement, l’essentiel a été ignoré. Et les travaux, ont consisté à fermer tout simplement, les trous sur la chaussée. Vue tout ce gâchis et la délinquance financière à outrance sur les grands travaux lancés depuis un bon moment dans notre pays, qu’attends, le ministère de l’équipement et des Infrastructures, en liaison avec celui de l’Économie et des Finances, pour adopter une communication relative à des sanctions à prendre à l’encontre des acteurs de la chaîne de réalisation des travaux routiers.

En dépit des efforts importants consentis par l’État, le Gouvernement est régulièrement amené à déplorer des dégradations précoces sur certains itinéraires de routes récemment construits ou réhabilités, en raison principalement de la mauvaise qualité des travaux et/ou de la défaillance des entreprises exécutantes.
Aussi, en vue d’emmener les acteurs de la chaine des travaux routiers à plus de responsabilité dans la conduite de leurs missions et de prémunir le maître d’ouvrage contre les risques de dégradations précoces des infrastructures réalisées, les autorités doivent décider de sanctions à l’encontre des opérateurs du secteur en cas de manquement à leurs obligations contractuelles.

Ces sanctions, vont s’ajouter à celles prévues au Code des marchés Publics, à savoir une interdiction de participer à des marchés publics d’infrastructures routières pendant 3 à 5 ans pour le bureau d’étude, le bureau de contrôle et l’entreprise de travaux. En cas de dégradations liées à une insuffisance de supervision, le chef de projet qui en a assuré la supervision pour le compte du maître d’ouvrage délégué sera sanctionnée pour faute lourde, conformément aux dispositions du Code du travail.
Mais cela n’est qu’un souhait, car le processus des grands travaux dans notre pays, est un système bien vicié et très juteux. Difficile alors d’agir comme cela se doit, ce n’est que les pauvres citoyens qui en souffrent.

Le Point du Mali

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