Mali: cadre de Concertation National (CDN), le BRDM fustige les orientations « anticonstitutionnelles, antidémocratiques et discriminatoire

Encore de rejet !  Après l’URD, la Codem, le FSD, le Bloc pour le Redressement et le Développement du Mali (BRDM) a rejeté le Cadre de Concertation National (CDN). Le parti dénonce des orientations « anticonstitutionnelles, antidémocratiques et discriminatoire ».

Comme le projet de la révision constitutionnelle de 2017, le Cadre de Concertation National (CDN) divise la classe politique malienne. Depuis sa mise en place, les rections des partis politiques ont été multiples. Les rejets aussi.

Le principal parti politique de l’Opposition, pourtant invité, a rejeté ce cadre qu’il qualifie de  non inclusif. La Codem de Poulo en a  rejeté. Et c’est maintenant le tour  du BRDM de Oumar MC KONÉ de le rejeter aussi.

Dans sa déclaration, après avoir  rappelé les missions du CDN, le BRDM  fait plusieurs constats. Dans un premier temps, le parti se plaint du nombre de partis politiques invité à ce cadre. « Le Cadre n’a pas été inclusif. Ils l’ont fait de façon malicieuse », nous dit M. Koné au  téléphone. Àses dires, sur plus de 200 partis politiques au Mali, seulement  moins de 20 ont été invités à ce cadre. Il va loin en disant que   parmi les invités, certains l’ont rejeté, comme ce fut le cas de l’URD.

À en croire le BRDM, le cadre contient des orientations anticonstitutionnelles, antidémocratiques et discriminatoires dues à la composition de ses membres. Le CDN de Soumeylou Boubeye Maiga n’est  pas inclusif, il est plutôt exclusif. « le BRDM rejette complètement cette pseudo concertation nationale dont l’objectif inavoué consisterait à transplanter les clauses de l’Accord pour la paix et la réconciliation du Mali issu du processus d’Alger dans la Constitution et mettre en place les jalons de la partition du pays, choses qui sont aux antipodes de la demande de la classe politique, de la société civile, bref du peuple malien », lit-on dans le communiqué. Selon ce parti, ce cadre, à l’état actuel, ne répond pas aux préoccupations des populations maliennes. « Ce n’est pas ce genre de dialogue que nous avons demandé. Nous voulons un dialogue sérieux dont les résultats pourront  mettre fin aux crises que connait ce pays.Un dialogue inclusif et non discriminatoire », nous confie Oumar MC KONÉ.

Par ailleurs, M .Koné et ses militants appellent le Gouvernement à chercher plutôt la voie d’un dialogue national inclusif au cours duquel tous les sujets seront abordés sans tabou. Aussi, invitent-ils les forces vives de la nation à rester vigilantes et de tout mettre en œuvre pour la sauvegarde de l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale du Mali.

Le pays

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