Mali : « décrispation politique » rime-t-elle avec le départ du « Tigre »?

Le Mali est en voie de réussir son pari d’unification, rencontres successives de partis politiques de la majorité et de l’opposition, rencontre de partis politiques et société civile et la cerise sur le gâteau a été la rencontre du président de la République et le chef de file de l’opposition, Soumeïla Cissé laissant présager la décrispation de la situation politique du Mali au nom de l’intérêt supérieur du Mali. Mais pourquoi mettre la tête du PM à prix ?

La réconciliation tant attendue entre le  président Ibrahim Boubacar Kéïta et l’ex-candidat malheureux de la présidentielle  de juillet-août 2018, Soumeïla Cissé candidat du Front de sauvegarde pour la démocratie(FSD), est amorcée depuis le mois de février dernier. Un premier coup de fil le 14 février du président suivi de sa rencontre le 26 février à Koulouba avec Soumaïla Cissé et le tour est joué, les deux camps sabrent le champagne pour célébrer la victoire  de la décrispation politique, gage de paix et de stabilité du pays. D’ores et déjà on  voit le Premier  ministre Soumeïlou BoubèyeMaïga sur  le départ.

Pourtant aux sorties de leur rencontre, l’honorable Soumaïla Cissé a bien  précisé qu’il a été question pour lui et son aîné le Chef de l’Etat de parler des questions brûlantes du pays, une discussion franche selon lui, donc sans détour, les deux hommes ont conversé  sur la situation politique, sociale, économique et sécuritaire du pays. Sans oublier la grande préoccupation des maliens à savoir l’actuelle crispation politique et le projet de la révision constitutionnelle dont s’attèle un comité mis en place par le gouvernement que le camp de l’honorable Cissé et certains avaient boudé jusque-là.

Mais depuis son entretien avec le président de la République et l’annonce d’une autre dans les jours à venir,  déjà les spéculations vont bon train dans le camp du parti au pouvoir qui se félicite d’avoir contribué à briser la glace entre les deux et sans aucun doute attendant en être remercier. Tout comme au sein des alliés du président de l’URD on y voit là les signes d’un éventuel rapprochement du pouvoir en place donc un probable entré dans le prochain gouvernement.  Si certains soutiennent mordicus le renvoi du gouvernement  de l’actuel Premier ministre au profit d’un gouvernement consensuel. L’on se rappelle du proverbe au bout du fossé la culbute en se référant  à la gouvernance de IBK et au parcours de son Premier ministre.

Comme l’a déclaré, le chef de file de l’opposition, la formation d’un gouvernement consensuel avec les représentants des différentes formations politiques de la place, est secondaire face aux réels enjeux du pays et du moment. Les besoins actuels du pays, ceux sont : les reformes intentionnelles, des propositions concrètes pour  sortir de cette crise multidimensionnelle,  de trouver une meilleure formule pour réussir la mise en œuvre de l’ accord pour la paix et la réconciliation tout en préservant l’ intégralité territoriale. Mais surtout le Mali a besoin de réconcilier ses fils, d’ouvrir le dialogue inclusif afin d’engager son processus de sortie de crise et asseoir la paix, renforcer sa démocratie et redresser ses difficultés financières.  Et pour cela les maliens de tous bords doivent placer le Mali au-dessus de tout intérêt partisan, sans aucune démagogie que les formations politiques, leaders religieux  tout comme le pouvoir à sa tête IBK se départisse de tout narcissisme et place la mère Nation en priorité.  L’ensemble des acteurs politiques, leaders religieux, société civile seront au rendez-vous de l’histoire dans cette démarche que semble avoir entrepris IBK au nom de la reconstruction du Mali.

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