Mali: Divulgation des lettres confidentielles: Le populisme et la discourtoisie se poursuivent

Des lettres marquées par le sceau « confidentiel » dans la rue et sur les réseaux sociaux. Le développement de la sombre actualité du Mali n’enfonce-t-il pas le pays davantage dans le carcan dont il peine à grimper depuis près d’une décennie ? 

Après le cas de la  lettre confidentielle adressée au ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Division Dahirou Dembélé, par son homologue du Burkina Faso, le ministre d’Etat Moumina Cherif Sy, la divulgation de ce qu’on appelle les « secrets d’Etat » se poursuit.

Ces deux  derniers jours, une note de protestation signée par le Ministre de la Sécurité et de la protection civile, Salif Traoré, ayant l’étiquette confidentielle, adressée au Chef de mission de l’EUCAP-Sahel a pris d’assaut les réseaux sociaux, la rue, bref la place publique.

Au-delà du contenu responsable qui appelait le chef d’orchestre de la mission européenne à recadrer ses interventions conformément à la convention originelle établie, la publication de cette lettre à la place publique expose le pays aux risques de confortation des ennemis qui en prennent d’ailleurs connaissance d’une notion : la porosité des patrouilles locales. Sans être dans les secrets de l’Omniscient, nous pouvons conclure sans risque de se tromper que cette lettre a été formulée en version électronique, avant la copie dure.

Et comment a-t-elle fuité ? Quelle est la chaine actrice de la divulgation ? C’est la série de questions que se pose plus d’un surtout que l’on vit dans un pays en guerre asymétrique. Il est temps de délivrer ce pays agonisant à ce rustre où personne (même les autorités) ne fait la différence entre ce qui doit être mis, porté sur la place publique, ou pas.

Le Mali tend à devenir la région des troglodytes du célèbre écrivain Montesquieu, un pays où chacun se croit tout permis, un pays dirigé par des personnes et personnalités surprises par les responsabilités en quête continuelle de notoriété. Il faut des sanctions

Le combat

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