Mali : grève des syndicats  des DAF, DRH, CPS et DFM, les  syndicats ont passé le relais à l’UNTM et font  un break

Les  comités syndicaux des DFH, DAF, DFM et CPS ont décrété une grève de 15 jours à compter du 12 février 2019  pour   disent-ils  ‘réclamer ’ leurs droits,  suite à l’implication de leur  faîtière l’UNTM, les syndicats observent un break et déclarent que si leur requête n’est pas satisfaite, ils  sauront revenir pour montrer leurs muscles.

En date du 12 février dernier les comités syndicaux des DAF (directions de l’administration et des finances, des CPS (cellules de planification et de la statistique), des DFM (directions des finances et du matériel) et celui des DRH (directions des ressources humaines) des ministères du Mali, ont observé une grève de 15 jours sur l’étendue du territoire. Et ce  parce qu’ils estiment être discriminés par le décret N°2018-541/P-RM du 5 juillet 2018.

Pour le  coordinateur  des comités syndicaux des DAF, DFM, CPS, DRH, ils vont rester mobiliser jusqu’à rentrer dans leurs droits. Comme il se plaît à le dire, Issa Sinayoko le coordinateur du mouvement, il s’agit d’une réclamation et non une condoléance, la nuance étant de taille car selon lui, il est inadmissible de  le décret soit limité, ils réclament les mêmes primes et  indemnités accordées aux   cadres du budget et du contrôle financier.

« Nous y avons droit  plus que les contrôleurs des finances car c’est nous qui fournissons le plus gros du travail » justifie une fois de plus Issa Sinayoko.  Rassuré sur la tournure qu’apris leur grève, sa médiatisation,  et l’actuelle implication de l’UNTM et du ministre en charge de la fonction publique, Diarra Racki Talla, Monsieur Sinayogo  dénonce le traitement accordé à leur requête. Pour lui, animées de mauvaise foi, les autorités avaient méprisé leur mouvement et la ministre de la fonction publique  sur instruction du secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé, les avait méprisé sur une période avant qu’elle ne soit saisie par la primature pour enfin daigner les recevoir.

De l’eau a coulé sous le pont depuis la semaine dernière et les choses semblent évoluer, l’UNTM  en la personne de son secrétaire général, qui selon le coordinateur dudit mouvement, les avait sous-estimé au départ et à qui ils avaient dû   monter les muscles,  s’en était excusé et est désormais celui qui porte ‘leur dossier’.  Les négociations seront en cours entre l’UNTM et la ministre de la fonction publique, aussi en attendant la satisfaction de ‘leur réclamation’ la coordination reste mobiliser et se dit prête à ressortir les griffes si elle n’a pas gain de cause.

Des voix s’élèvent pour dire que la grève des DFM, essaye de faire  diversion  pour  entraver les  différentes mesures prises pour lutter contre la corruption et la mal-gouvernance.  Et c’est dans ce cadre que se placerait les mutations de certains DFM  que d’ailleurs Issa Sinayogo qualifie « Avec ces mutations en cours, le PM et le ministre des finances ne font que placer leurs pions à des postes juteux à savoir notamment le département de l’éducation et celui de la santé car c’est les départements qui ont le gros budget ».

Une chose demeure certaine, la mission des DFM est prépondérante dans la gestion du denier public et de leur bonne conduite dépend la bonne gouvernance financière du pays surtout dans un Mali effondré par une crise sans précédente.

 

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