Mali : la coalition des forces patriotiques ne  se sent nullement ébranlée par le rapprochement IBK –Soumaïla

Le dialogue politique entamé entre le Président Ibrahim Boubacar Kéïta et le chef de file de l’Opposition malienne, Soumaïla Cissé, semble être renvoyé aux calendes grecques. Était-ce juste une manœuvre du chef de l’État pour se donner un temps d’accalmie ? Et pour le chef de l’opposition une occasion de sortir de l’isolement dans lequel il s’était cloîtré en refusant « la main tendue » de son adversaire politique ?

Le temps nous en dira peut-être plus. Mais la série de rencontres est pour le moment suspendue. Les raisons invoquées par certains proches du pouvoir sont que cela serait dû à l’évolution actuelle du contexte. Les dernières attaques meurtrières  perpétrées au centre du pays ont pour le moment changé l’agenda du Président de la République. Si les deux hommes avaient continué à se voir, auraient-ils  trouvé un consensus? Rien n’est sûr, car le camp du leader du FSD (Front de sauvegarde de la démocratie) maintient sa volonté de voir l’actuel Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, partir avant tout compromis avec le pouvoir. Un avis partagé par la Coalition des Forces Patriotiques (COFOP), même si cette dernière conteste toute assimilation au FSD de Soumaïla Cissé. Selon l’un de ses membres, Mama Sow de la CODEM, la COFOP est surtout inquiète de la situation politique, économique et sécuritaire du pays. Bien que le parti ait soutenu la candidature du Président de la République, la CODEM s’inquiète de la situation actuelle du pays. Pour  ce membre de  la COFOP, le dialogue proposé par le chef de l’État doit se faire sur des bases saines, sincères et démocratiques. La COFOP s’insurge contre la démarche instaurée par le pouvoir pour se rapprocher des différentes formations politiques. Et selon ses leaders, pour ne citer que le Président de SADI, Dr Oumar Mariko, et Housseyni Hamion Guido, Président de la CODEM, l’actuel gouvernement a montré ses limites et le PM doit démissionner. Seule issue selon eux pour sortir le pays de ses nombreuses crises sécuritaire, de l’éducation, sociale et des successions de grèves, injustices, répressions et dilapidations des deniers publics.

Face à ces faits la COFOP estime n’avoir rien à dire sur le rapprochement ou non entre le Président IBK et le chef de file de l’Opposition car, comme l’affirme M. Sow, « eux seuls savent ce dont ils vont convenir. Pour nous, c’est un non cas. Notre devoir est de  protéger  la démocratie et de nous prononcer lorsque nous le pensons nécessaire sur les questions de la nation ».

Khadidjatou Sanogo

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