Mali: la justice et la police sont les plus corrompues

La Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) a procédé hier, jeudi 12 mars, à la présentation de son onzième numéro de l’enquête d’opinion dénommée « Mali-Mètre » à l’hôtel Radisson Blu de Bamako.

Il ressort de cette cérémonie de présentation du rapport que pour la quasi-totalité de la population enquêtée (96,2%), le niveau de corruption au Mali est élevé, sans incidence du sexe, de l’âge ou du niveau d’instruction.

La cérémonie de présentation du sondage était présidée par le représentant résident de la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES), Christian KLATT, en présence du directeur des programmes de la FES, Abdourhamane Dicko, de l’enquêteur Sidiki GUINDO (GISSE). Dans ses mots de bienvenue, le représentant résidant de la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES), Christian KLATT a fait savoir que l’enquête s’est déroulée du 12 au 26 novembre 2019 dans le District de Bamako et l’ensemble des capitales régionales, y compris Kidal, Ménaka et Taoudénit. Selon lui, « Mali-Mètre » est un instrument d’analyse sociopolitique qui a pour but, non seulement, de recueillir les perceptions et les opinions politiques des Maliennes et des Maliens, mais aussi de les porter à la connaissance des décideurs politiques. « Cette édition, interroge les Maliennes et les Maliens sur leurs préoccupations au niveau national et des régions, les défis et priorités pour le Gouvernement, les institutions, la justice et bonne gouvernante, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, la stabilisation et sécurisation du pays, le dialogue national inclusif, la « Vérité, Justice et Réconciliation » et les perspectives d’avenir », a-t-il dit. Pour une première fois, dit-il, l’enquête a intégré la demande de connaissance du dialogue national inclusif. Il ressort de la présentation faite par le directeur des programmes de la FES, Abdourhamane DICKO que pour la quasi-totalité de la population enquêtée (96,2%), le niveau de corruption au Mali est élevé, sans incidence du sexe, de l’âge ou du niveau d’instruction. Avant d’ajouter que les principales raisons de l’existence de la corruption au Mali sont la « l’avidité /cupidité » (48,3%), « la pauvreté des populations » (46,8%), « les mauvais exemples des dirigeants » (35,9%), « l’impunité » (34,4%) et « le bas niveau des salaires et des revenus » (32,3%). « Les domaines les plus concernés par la corruption sont la justice (53%), la police (40,7%), les autres services publics (38,8%), la douane (35%) et la Mairie (30,4%). Le taux des sans opinion est de 6% », a déclaré Abdourhamane DICKO. Répondant aux questions des journalistes, l’enquêteur Sidiki GUINDO (GISSE) a interpellé le gouvernement malien d’œuvrer pour que la crise au Mali ne se transforme pas en conflit intercommunautaire.

maliweb

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