Mali : Le général Lecointre « la France considère qu’on ne négocie pas avec des terroristes. Cela ne veut pas dire qu’on…»

A propos du terrorisme au Sahel et la vision d’une susceptible négociation avec les terroristes, le Général de l’armée française François Lecointre s’exprimant sur Rfi « la France considère qu’on ne négocie pas avec des terroristes. Cela ne veut pas dire qu’on ne négocie pas avec un ennemi ».

Après sa visite, 7ème du genre au Sahel au cours de laquelle il s’est entretenu avec notamment, les autorités politiques militaires du Mali, le Général français, François Lecointre, Chef d’État-major des Armées Françaises était l’invité de la radio internationale, hier matin. Au cours de cette interview, il a évoqué outre le bilan des opérations françaises contre le terrorisme au sahel, la question qui taraude les esprits et relative à la négociation avec les djihadistes.

Sur ce point, le Général Français dont les hommes sont passés de 4.500 à 5.100 déclare qu’il y a « effectivement un positionnement de principe de la France qui considère qu’on ne négocie pas avec des terroristes. Cela ne veut pas dire pour autant qu’on ne négocie pas avec un ennemi ».

Parlant de la collaboration entre la force Barkhane, et les autres partenaires sur le théâtre des opérations. Le Général Français a soutenu que son pays fait tout ce qu’elle peut pour être au moins la seule possibilité militairement au Sahel.

« Ce qui n’est pas forcément très simple, non pas vis-à-vis des Américains qui, de façon constante et assez ancienne, mesurent bien l’intérêt qu’il y a à ce que nous luttions ensemble contre la menace terroriste qui se développe ici au Sahel. Et comme c’est une priorité de la défense américaine, ils sont très allants à nos côtés.

En revanche, l’engagement des Européens, c’est quelque chose d’assez nouveau, en particulier dans le champ opérationnel qu’on appelle cinétique, c’est-à-dire le fait d’aller au combat. Les Européens sont engagés maintenant, depuis 2012, dans un engagement de formation de l’armée malienne et c’est la première fois, grâce à Takuba (Force européenne) qu’on arrive à entraîner les Européens à s’engager dans des missions de combat qui comportent du risque, et c’est assez positif. C’est encore progressif, il faut qu’on continue à travailler à cela. Mais en tout cas, je trouve que cela nous donne une perspective assez favorable.

Le fait d’internationaliser les choses et de le faire avec les Européens à mon avis présente plusieurs intérêts. Le premier est de partager la charge, parce que c’est une charge financière, c’est une charge en risques, c’est une charge en responsabilité politique, de la partager avec les Européens, de les entrainer dans quelque chose qui leur permet de prendre conscience de la part des Européens d’une sorte de destin partagé dans une zone, où il y a des risques… »

Avec Nouvel horizon

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