Mali : le scrutin législatif du 29 mars dernier, le jeu trouble du RPM plombe ses candidats

A l’instar de l’Adéma en 2002, le parti au pouvoir est en train de filer un très mauvais coton. Aidé dans ce sens par l’Adema et l’Asma qui ont déjà la tête en 2023, le RPM est en train d’imploser. Mis en difficulté par ses propres membres, il est en difficulté à Gao et Sikasso.

Interpellé par ses alliés, la réaction du bureau National est attendue. Faute de quoi, le RPM risque de créer sa propre tombe avant 2023.

En test grandeur nature, l’Adema et l’Asma joggent leur force à celle du RPM et ses alliés en prélude à l’élection présidentielle de 2023. Aidés en cela par les propres militants du RPM, Tièmoko Sangaré et BoubèyeMaiga planent sur les nuages à Sikasso et Gao.

Presqu’au bord de l’implosion dans ces deux localités, le RPM donne une pâle copie d’un parti qui se bat pour des réformes majeures très chères au Président de la République.

Dans les localités comme Gao et Sikasso, les clans MalickAlfousseini et Ousmane Koné, respectivement mis en minorité lors des primaires pour des questions de candidats ou d’alliances roulent aujourd’hui pour les abeilles avec la bénédiction de l’ASMA. Le comble pour certains réside dans l’indifférence du bureau national ou on annonce des complicités. Si à Gao le secrétaire général a pris ses responsabilités, à Sikasso, la situation dont le secrétaire général Ousmane Koné n’est pas étrange commence à agacer les alliés. L’ex ministre de la santé est accusé d’avoir distribué de l’argent à ses soutiens et aux mécontents de la candidature de Mamadou TANGARA pour qu’ils fassent campagne contre la liste officielle du parti. Qualifiée au second grâce à ses seuls efforts, le président de la Codem refuse désormais d’aller seul au charbon pour une liste dont ses candidats ne sont pas majoritaires. Selon plusieurs sources, Poulo réclamerait une réaction forte de la part du Bureau National du RPM. Faute de quoi, il menace d’abandonner à son tour la liste au 2ème tour. Sera-t-il entendu ? 

Pour les questions de reformes et les échéances de 2023, tout comme le président BocaryTréta, le Président Ibrahim Boubacar Keita est également interpellé. Les traitres sont connus, il reste des mesures exemplaires pour dissuader les rebelles à la solde des abeilles de nuire au parti.

La Priorité

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