Mali : l’entrepreneuriat social après la crise se dessine à Tombouctou

Ils sont quatre jeunes à défendre leurs expériences d’entrepreneurs à Tombouctou. Pour certains la crise a été une opportunité pour les jeunes de démarrer. 

Ils sont quatre bénéficiaires de Timbuktu Youth Empowerment Program à prendre part  au panel de discussion sur le thème : « transformation de la crise politico-sécuritaire en entreprenariat social ». Durant 45 minutes, devant un public composé de participants du programme et de jeunes entrepreneurs de #Tombouctou, les panelistes ont édifié l’assistance sur l’impact de la crise politico-sécuritaire sur l’entrepreneuriat social  dans la « cité des 333 saints ».

Les participants ont également contribué et posé des questions.

Nous vous proposons ici la substance des interventions issues des discussions avec nos 4 panelistes.

Kadia Bagno Wangara, est fondatrice de l’association Action pour la protection et la formation des jeunes filles à Tombouctou. Elle œuvre également pour la mise en valeur du vermicelle traditionnel. Pour  elle, « avant la crise, la transformation de la gastronomie de Tombouctou notamment le vermicelle était plus concentrée entre les mains des femmes mais de nos jours, les jeunes filles s’intéressent à ce domaine pour promouvoir la gastronomie traditionnelle ».

De son côté, Abdrahmane Haidara est promoteur de « Nour Business », qui est une start-up qui œuvre dans la transformation des déchets plastiques, l’assainissement et la protection de la ville. Présentement, il a collecté 15 tonnes de déchets plastiques dans les rues de Tombouctou. Selon lui, « la crise ne peut pas être forcément négative mais elle  peut toujours être une opportunité pour entreprendre mêmes’il y’a toujours des risques », défend-il.

 

Mahamane Sangaré est promoteur du centre de lecture et de promotion du patrimoine culturel à Tombouctou. Il dispose près de 400 livres dans sa bibliothèque. 58 lecteurs y sont abonnés.

Lui pense que « toutes les créations et inventions sont nés à partir des crises. Par exemple, la première et la deuxième guerre mondiale. C’est quand les hommes souffrent qu’ils créent de plus pour survivre et impacter positivement ».

Abdoul Aziz Mohamed est initiateur de l’Association  des Jeunes Touaregs pour la Paix et Sympathisants  (AJTS).  Il œuvre pour la scolarisation des enfants en milieu rural dans la commune d’Essakane. « Il suffit d’avoir une idée d’innovation  et avoir de l’empathie envers les autres pour s’inspirer des difficultés de la crise et créer de l’impact social pour nos communautés vulnérables » défend- il.

Le panel de discussion s’est clôturé dans une ambiance joviale.

Mohamed Salaha

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