Mali : les Maliens répondent une fois de plus présents à l’appel de l’Imam Mahmoud Dicko

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Après la grande rencontre du 13 février au stade du 26 mars de Bamako, c’est la Place de l’indépendance qui a refusé du monde vendredi dernier. Le mot d’ordre du premier meeting n’était pas si différent de celui de la marche pacifique « Le départ du Premier ministre, voire de l’ensemble du régime actuel ». Le massacre à Ogossagou a aussi été dénoncé. 

À partir de 13h déjà, une immense foule se dirigeait vers le lieu indiqué pour écouter les propos de l’Imam Dicko. À son arrivée, il a directement dénoncé la gestion de l’État,  de par sa gouvernance et surtout son mutisme suite à la tragédie qui a eu lieu au centre du pays. « À l’intention de l’opinion nationale et internationale, le peuple malien se réunit  ici aujourd’hui pour manifester sa désapprobation face aux actes qui ont été perpétrés dans notre pays. Et nous sommes étonnés que ça ne soit la majorité présidentielle qui organise cette marche pour prouver à la face du monde qu’elle condamne cet acte ».

Selon lui, le régime actuel a montré ses limites et le Premier ministre en est le premier responsable. Indexer un seul homme peut paraître illogique, surtout s’il ne s’agit pas du Président de la République, dira l’Imam  Dicko, ajoutant « on n’a rien contre le Premier ministre. Il est aussi normal de s’entendre avec quelqu’un après une mésentente, mais s’il a failli à son rôle, qu’il libère donc la place ». Tandis que certains écoutaient presque religieusement l’intervention de l’Imam, d’autres agitaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Réclamation du départ du Président et de son Premier ministre », « Le rôle de la France et de la MUNISMA dans ce que traverse le pays », « La situation de l’école », « La grève des syndicats »… C’était une foule à bout de nerfs qui voulait coûte que coûte se rendre au palais présidentiel de Koulouba.

« On en a marre et la seule solution c’est de mettre fin à ce régime. Que Dicko nous autorise à y aller », clamait un groupe de jeune défiant les agents de police qui lui faisait face.

Prenant en exemple la politique étrangère, l’Imam Mahmoud Dicko a qualifié le Président sortant algérien Bouteflika de « grand homme » pour avoir rendu sa démission, démission accompagnée d’une lettre d’excuses à l’endroit de son peuple.  Après maintes accusations à l’encontre du pouvoir en place, l’Imam Dicko a appelé au calme et à la sérénité l’ensemble des prenants parts à la mobilisation et les a invité à éviter tout acte pouvant troubler l’ordre public.

En conclusion de cette deuxième démonstration, le leader religieux a assuré que sauf nouvelle décision du Président de la République, des mobilisations seront organisées chaque vendredi jusqu’à ce qu’ils obtiennent la démission de l’actuel Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga  et au pire le départ d’IBK.

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