Mali: Micmac dans l’installation des autorités intermédiaires des communes à Taoudeni

Dans le cadre de la mise en place des Autorités intérimaires des cercles et communes des nouvelles régions Monsieur Le Ministre de l’Administration Territoriale a adressé une lettre confidentielle aux Gouverneurs concernés. Dans la Région de Taoudeni l’esprit de cette lettre confidentielle ne semble pas avoir été comprise malheureusement. Un groupuscule intéressé semble avoir une emprise sur les autorités au grand dam des populations et de leurs chefs de tribus respectives mettant à mal l’impartialité de l’Administration dans un processus électoral combien utile pour le retour de la paix, de la cohésion et surtout de la crédibilité de la République du Mali.
De quoi il s’agit ?
Les mouvements armés signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger ont décidé de faire confiance à l’État pour la mise en place des Autorités intérimaires dans les différents cercles, et communes dans le cadre de l’opérationnalisation de la nouvelle région de Taoudeni. Cette formule qui porte aux yeux des populations toute l’assurance de transparence et leur donne l’occasion pour une fois de décider de leur sort, sans les mouvements armés ne semble satisfaire des « hommes forts » ayant une emprise certaine sur les autorités régionales, et qui croient devant le vide administratif, que la population est leur chose et toute action directe de l’État envers celles-ci est une violation de leur toute puissance dont pourtant les résultats néfastes pour le Mali et les Maliens sont évidents.
Ansi, lors de la mise en place de la loi sur les collectivités de la région, des fractions et villages fictifs ont été savamment insérées sans être affiliés à la Loi, par des différentes décisions préfectorales incohérentes et intéressées afin de fausser les rapports de force lors des élections au bénéfice de ce groupuscule de malfrats.

La question qu’on est en droit de se poser est: le Gouverneur est-il conscient de cette forfaiture de ces abus, et de toute la division qui est créée artificiellement à dessein dans une population très fragile et pour laquelle toute forme de recours légitime est bloquée? Le Gouverneur comprend il qu’il semble otage de ces hommes qui ont amené le chaos entre les communautés ? Peut-on prendre des décisions dans une atmosphère de tension et rebondissements sans une seule fois s’arrêter pour auditer ce qui est fait avant d’engager la suite d’un processus où tout l’avenir des populations et du pays entier se joue?

Les plus hautes Autorités sont interpellées pour ne pas accepter l’amalgame entre loi et décision entre impartialité et intérêts malsains de mafias locales et régionales. La compréhension de la seule différence de ces deux outils (loi et décision) qui fondent le fonctionnement normal de l’État ramènera les parties à une saine compréhension des enjeux.

Aujourd’hui, le ministre et tous les administrateurs civils sont interpellés, pas seulement du fait de leurs fonctions mais aussi pour leur esprit patriotique, à travers le sacerdoce qui est le leur, de ne pas laisser des administrés en détresse par manque d’expertises. Aujourd’hui, nous vous demandons des actes rapides pour des compatriotes. Le Ministre a compris et négocié avec la CMA et la plateforme avec brio pour remettre à l’État son pouvoir administratifs et des baronnies locales veulent agir autrement. Ce n’est pas acceptable de dévoyer l’ambition d’un Ministre de redonner du pouvoir à l’Etat du Mali dans une région où l’autorité de L’État est mise à mal régulièrement. Les implications dépassent les intérêts mercantiles et mafieux individuels et les biens faits seront ressentis ou pas par les générations futures. Dans ce cri de cœur, nulle part, il n’est demandé de croire ou pas à une partie, mais plutôt d’assumer une responsabilité en demandant une bonne compréhension du problème aux seuls bénéfices des populations. Là est le vrai combat pour chaque malien: ramener l’État et les populations regarder dans la même direction.

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