Mali : Rendez-vous de PAU : IBK entre l’enclume de la France et le marteau de son peuple

Pour ceux qui ont raté la chance d’assister à la fameuse bataille historique de Kirina entre le roi du Sosso Soumangourou Kanté et le conquérant mandéka Soundjata Keita, l’occasion leur sera offerte d’assister au remake de cette bataille le 16 décembre prochain à Pau, en France.

En effet, le roi tel et Macron sera opposé au petit-fils du vainqueur de Kirina, en l’occurrence Ibrahim Boubacar Keita. Ce dernier entrera dans l’histoire par la grande porte, ou il y sortira par la petite, car en face de Macron, il n’aura que deux alternatives:

1- Il affronte le diable Macron en s’alignant derrière la volonté du peuple souverain du Mali en lui faisant clairement savoir que Kidal est avant tout une localité malienne, faisant partie des 1 241 238 km2 du territoire national et que les Maliens qui vivent dans les régions du Nord ne supportent plus que la France continue d’y assurer la sécurité du MNLA et de ses alliés terroristes.

Ce qui est évident, c’est que ces mouvements armés terroristes ne peuvent rien offrir à la France au Mali que le peuple malien dans sa majorité pourrait lui refuser. Si Macron est d’accord que la France est intervenue au Mali parce qu’elle a été invitée par Dioncouda Traoré, alors les troupes françaises doivent s’investir avec les FAMa dans les plus brefs délais à faire réinstaller à Kidal les représentants légaux et légitimes de l’Etat malien en lieu et place des bandits armés libyens, d’origine touarègue.

2- Il décide de s’accrocher à son fauteuil présidentiel de Koulouba, pensant qu’il ne doit sa réélection qu’au seul soutien de Macron. En ce moment, il ira à Pau pour prendre les ordres de son parrain et reviendra nous les imposer par la force ou le chantage.

Le peuple souverain du Mali laissera la France faire ce qu’elle est en train de faire à Kidal ou il décidera de renvoyer IBK habiter en France avec ses proches, en acceptant d’aller remplir la nouvelle prison de Kénioroba au cas où l’armée, la garde, la police et la gendarmerie nationales aidées par les forces étrangères ne nous extermineraient un à un parce que nous aurions refusé de nous soumettre. Au cas où IBK serait sous-informé, les Maliens, de Diboly à Kidal, sont prêts à verser leur sang pour défendre leur dignité et leur pays centimètre carré par centimètre carré.

Avons-nous d’autres choix que de nous battre contre ces terroristes si nous ne voulons pas être des réfugiés au Sénégal ou en Côte d’Ivoire ? D’où l’exacerbation du sentiment anti-présence Barkhane sur notre sol après le récent sommet Russie-Afrique de Sotchi. Et IBK ne pourra rien y changer en utilisant la violence pour faire accepter aux Maliens la volonté de Macron. Ce dernier oublie-t-il qu’il est le président démocratiquement élu d’un Etat souverain comme ses pairs du G5-Sahel ?

Les conseillers politiques du président IBK ne doivent pas négliger cette convocation déstabilisatrice de son régime lancée par Macron. Soit la volonté du peuple malien sera acceptée ou IBK se mettra son propre peuple sur le dos.

Le Démocrate

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