Mali : Tensions croissantes du climat social, le parti YELEMA interpelle…

Après avoir exprimé, à travers un communiqué en date du 1er décembre, ses inquiétudes sur les vives tensions sociales au Mali à cause de multiples grèves, le parti YELEMA de Moussa Mara a interpellé les autorités transitoires et les syndicats. Il sollicite l’implication de tout un chacun afin d’amener la sérénité dans l’environnement socio politique du pays. 

Les Administrateurs civils, les agents des mairies, les professeurs d’Enseignement supérieur…sont en grève illimitée. Les travailleurs de l’hôpital Gabriel Touré sont en grève de 4 jours depuis le mardi. Les surveillants de prison, la plus grande centrale syndicale, l’UNTM…ont déposé un préavis de grève sur la table du gouvernement. Ces grèves risquent, si l’on ne prend garde, de faire échouer la transition.

Ces vives tensions inquiètent déjà certains groupements qui craignent le pire si rien n’est fait.  C’est le cas du parti Yelema. « Le parti Yelema, “le Changement » est très fortement inquiet par les tensions croissantes du climat social dans notre pays. La déclaration de grève illimitée de ce jour, à l’initiative du syndicat de l’enseignement supérieur et faisant suite à d’autres arrêts de travail plus ou moins longs, illustre cette ambiance globale de conflits et de divisions » déplore le parti de l’ancien premier ministre Moussa Mara.

Cette jeune formation politique est consciente des difficultés de l’heure. «Le Mali fait face à des défis sécuritaires, sanitaires et économiques qui paraissent au-dessus de ses forces. Il vit une période de transition institutionnelle et politique qui présente de nombreux risques de déstabilisation », indique le communiqué de Yelema.

A en croire Moussa Mara et ses militants, les troubles sociaux pouvant résulter des nombreux conflits sociaux sont susceptibles de l’éloigner durablement de la sortie de ces différentes crises.

L’implication de chacun sollicitée

Pour le parti Yelema, l’heure est venue de mettre fin aux divisions, ne serait est-ce que pour sauver cette transition. « Chacun d’entre nous est interpellé et doit s’impliquer afin d’amener la sérénité dans l’environnement socio politique du pays. Les autorités et leurs partenaires sociaux en premier lieu ! », martèle le parti du changement. A gouvernement de la transition, aux syndicats, aux partenaires sociaux, Yelema a lancé un appel pressant.

Il demande au Gouvernement de « se montrer disponible à l’égard de tous les syndicats, de leur présenter la réalité des moyens de l’État en cette période de récession mondiale et de résoudre tous les points de revendication qui peuvent l’être ». Ce n’est pas tout, le parti de Mara propose aux gouvernants, la réduction du train de vie de l’État et des avantages des premiers responsables publics.

Aux syndicats, Yelema les prie de « prendre conscience des possibilités réelles de l’État et de savoir différer ce qui peut l’être en attendant des jours meilleurs ».

Le parti a, enfin, souhaité que « les autorités et leurs partenaires conviennent de l’organisation d’assises sociales, après la période transitoire, pour jeter les bases d’un renouveau des relations sociales au Mali, caractérisé par la quête perpétuelle de l’amélioration équitable des conditions de vie des employés, dans l’équité entre les citoyens ».

Le Pays

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