Mali : Université de Bamako, un étudiant succombe à ses blessures

Hier lundi 12 octobre,  des affrontements violents entre camps rivaux d’étudiants lors du renouvèlement du comité  de l’AEEM de l’Institut Universitaire des gestions (IUG) ont fait plusieurs blessés et  un mort.  

L’étudiant appelé affectueusement par ses proches ‘’ Jordan’’ a succombé à ses blessures  dans la nuit du lundi à l’Hôpital universitaire Gabriel Touré. Les affrontements survenus entre les étudiants ont obligé le doyen de la dite faculté à suspendre les activités pédagogiques arguant que le climat sécuritaire ne permet plus aux enseignants et aux étudiants de travailler.

Pour la énième fois la mort de cet étudiant a soulevé des vives indignations sur les réseaux sociaux. Si certains s’insurgent contre les affrontements sanglants  entre les étudiants lors du renouvèlement des comités de l’Association des élèves et étudiants du Mali, d’autres proposent la dissolution pure et simple de cette association. «  Comme hier, nous recommandons aujourd’hui la dissolution de l’AEEM et son remplacement par le Centre national des œuvre universitaires », propose un internaute.

Le collectif pour le réveil et le redressement  de l’AEEM a condamné, dans un communiqué,  cet acte barbare  qui s’est produit à la colline de Badalabougou, et appelle à des actions concrètes  contre ce qu’il qualifie «  le comportement décevant des membres de la dite association. »

 Cette association des Etudiants du Mali est réputée être violente.  Plusieurs fois, les perquisitions policières ont permis de dénicher dans les chambres des étudiants des armes blanches et des pistolets de fabrication artisanale. Ces armes utilisées couramment par les camps rivaux des étudiants pour conquérir le pouvoir sont  à l’origine de  nombreux morts dans l’espace universitaire.

Parce que  la conquête du pouvoir  à l’université de Bamako est synonyme de main mise sur les revenus générés par les parkings,  les arrangements pour prélever les sommes aux bourses des étudiants ou bien la possibilité   pour les secrétaires généraux des comités de s’intégrer  facilement  dans  l’arène politique.  De quoi susciter un véritable appétit chez les jeunes étudiants  à privilégier les mouvements au sein des comités AEEM au détriment des études.

Maliweb 

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