MARCHE DU 8 DECEMBRE: le gouverneur du district de Bamako tente de confiner l’opposition 

Des partisans de l'opposant malien Soumaïla Cissé, battu à la présidentielle, manifestent dans Bamako, 1er septembre 2018. © ANNIE RISEMBERG / AFP

L’opposition malienne prévoit de marcher, le 8 décembre 2018, pour protester contre la mauvaise gouvernance du pays par le régime d’IBK. Le gouverneur du district de Bamako cherche à mettre le bâton dans les roues de l’opposition à travers l’arrêté N°057.

La marche de l’opposition prévue le 8 décembre prochain aura du mal à se faire comme le souhaitent les organisateurs à cause d’un arrêté du gouverneur du district de Bamako qui réduit considérablement le champ d’action de l’opposition pour sa marche prévue le samedi prochain. Ledit arrêté interdit les rassemblements sur tous les espaces et itinéraires stratégiques de la rive gauche du fleuve Niger à Bamako. Les marches (politiques ou de la société civile) à Bamako se sont toujours déroulées sur la rive gauche du fleuve Niger à Bamako. Si l’arrêté du gouverneur du district de Bamako ne mentionne pas, en aucun passage, la marche de l’opposition prévue le 8 décembre 2018, il est évident que les autorités cherchent à empêcher les organisateurs de cette marche de protestation contre la mauvaise gouvernance du pays d’atteindre leur objectif, après l’échec de la médiation des leaders religieux auprès de l’opposition pour obtenir l’annulation de sa marche. Les responsables de l’opposition ont, le mercredi 5 décembre 2018, opposé une fin de non-recevoir à la demande des leaders religieux conduits par Monseigneur Jean Zerbo et Cherif Ousmane Madane Haïdara de surseoir à la marche du samedi prochain.

Rappelons que le 16 novembre 2018, une marche de l’opposition interdite par le gouvernement avait été réprimée par les forces de l’ordre et de sécurité à coup de gaz lacrymogène provocant une série de condamnations de la part des partis politiques et des associations de la société civile.

L’indicateur du renouveau 

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