Menaka : Une rencontre intercommunautaire sur le dialogue inclusif

Des militaires maliens surveillent les abords de la ville de Ménaka au nord du Mali en mars 2014. © Dorothée Thiénot pour Jeune Afrique

Facteur de dialogue inclusif, la rencontre intercommunautaire, tenue la semaine dernière à Ménaka, balise le terrain pour  un environnement socio-politique apaisé contribuant à la mise en œuvre du pacte pour la paix au Mali.

A l’initiative de l’Equipe régionale d’appui à la réconciliation (Erap) de Ménaka, la rencontre  intercommunautaire vient de s’achever. Cette rencontre entre en droite ligne de l’exécution de son plan d’action, notamment  son programme « Ensemble pour la réconciliation et la paix au Mali (ERP) « , financé par l’Union européenne.

Durant trois jours, autorités locales administratives et municipales, leaders communautaires, traditionnelles et coutumières, société civile et partis politiques ont voulu créer une dynamique participative. L’idée était de garantir un environnement socio-politique apaisé,  contribuant à la mise en œuvre du « Pacte pour la paix au Mali ».

Par la même occasion, il est question de faire la promotion de dialogue inclusif en vue d’établir un nouveau contrat social entre l’Etat et l’ensemble des citoyens pour assurer la stabilisation et la cohésion sociale au Mali.

La rencontre a permis à plus de 400 personnes, issues de différentes composantes de la population d’être informées et associées pleinement au processus de dialogue inclusif, de pacification, de cohésion sociale et de stabilisation de leur région.

De ce fait, elles seront amenées à proposer des outils (engagements et recommandations), des mécanismes dynamiques de résolution pacifique des conflits et gouvernance de la sécurité communautaire inclusive. En clair, cela facilitera une meilleure relance du processus de développement économique, gage de la stabilisation et de la paix.

Dans la région de Ménaka, les conflits communautaires ouverts, les plus vivaces et encore douloureux opposent actuellement les Arabes (commerçants) et Daoussak (éleveurs).

En d’autres termes, les méfaits de ces conflits sont les suspicions et méfiances entre leaders de groupes armés, la défiance communautaire, les abus de pouvoirs et d’autorités des chefs, les assassinats ciblés, les violences contre les populations civiles, les arrestations des innocents par les forces d’intervention : Barkhane, Forces de défense et de sécurité, entre autres.

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