Polémique autour du vote des Burkinabè de Côte d’Ivoire : ‘’Le régime a refusé d’entrer dans l’histoire par la grande porte’’ selon un responsable politique

Le régime en place à Ouagadougou se serait-t-il mis à dos la communauté Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire ? Depuis l’adoption de la loi en Juillet 2018, restreignant le droit au vote aux seuls détenteurs de la Carte Nationale d’Identité Burkinabè, CNIB, et du passeport biométrique, la crainte d’une exclusion de masse des millions de Burkinabè, installés chez le grand voisin du sud, se fait de plus en plus vivace.

Si le constat de l’impossibilité de l’enrôlement de l’électorat Burkinabè en terre Ivoirienne revient de façon constante dans les manifestations politiques ou dans les conversations, ce Mardi encore, Golo Amadou, le secrétaire national chargé de la jeunesse à la Fédération Ivoirienne de l’Union pour le Progrès et le Changement, UPC, n’a pas manqué de dénoncer les manipulations du pouvoir Burkinabè qu’il accuse d’instrumentaliser la question des pièces administratives pour réduire au maximum la participation des Burkinabè de Côte d’Ivoire, au prochain scrutin présidentiel d’Octobre 2020. Son jugement est sans appel.

‘’Le régime a raté l’occasion d’entrer dans l’histoire par la grande porte…’’. Pour Golo Amadou, après avoir combattu aux côtés des autres membres du CFOP pour l’aboutissement de la lutte démocratique, le MPP se devait d’effacer les barrières administratives liées à l’utilisation de la carte consulaire pour les opérations électorales.

Sur la base de chiffres non-exhaustives qui pourraient dénombrer les ressortissants Burkinabè de Côte d’Ivoire, à plus de 4 millions d’individus, le leader des jeunes Upcistes de Côte d’Ivoire, a dénoncé la mascarade qui entoure l’organisation des campagnes d’enrôlements prévus par l’administration judiciaire Burkinabè sur le sol Ivoirien, dont la deuxième phase devrait débuter en Janvier prochain.

 ‘’La première phase n’a même pas pu enregistrer 10.000 personnes’’, déplore-t-il, et ‘’même si on venait à faire inscrire 500.000 Burkinabè, cela ne serait pas proportionnel à la forte concentration de populations Burkinabè ici’’.

Pour l’UPC-Côte d’Ivoire, le principal défi aujourd’hui, reste l’enrôlement du maximum de militants et sympathisants sur le fichier électoral de sorte à créer le surplus nécessaire à l’élection du candidat Zéphirin Diabre, au soir du 30 Octobre 2020.

Netafrique.net

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