Soldats français tués au Mali: le général Lecointre dément la revendication de l’EI

Que s’est-il passé lundi soir au Mali dans la zone des trois frontières ? Selon l’armée française deux hélicoptères de l’armée sont entrés en collision et 13 soldats français ont péri dans ce crash. Le général François Lecointre, chef d’état-major des armées est l’invité de RFI ce matin. Il revient sur cet accident, dément que des tirs jihadistes aient provoqué l’accident, et sur l’engagement des troupes françaises sur le sol africain.

Le groupe jihadiste État islamique a affirmé jeudi 28 novembre avoir provoqué la collision entre deux hélicoptères français, dans laquelle 13 soldats ont trouvé la mort au Mali, en forçant un des appareils à battre en retraite après une embuscade. Une version démentie ce vendredi matin sur RFI par le général François Lecointre, chef d’état-major des armées.

« C’est absolument faux. Ce qui est vrai – on l’a dit -, et dans l’état actuel des connaissances que l’on a,  je ne m’aventurerai certainement pas au-delà : il y a collision entre deux hélicoptères, dans une opération de combat très complexe qui nécessite dans une opération et dans une ambiance dure de concentration de combat, de mesure des risques, une très fine coordination. Et cette coordination qui est rendue complexe par le combat, qui fait partie même du combat, a entraîné cet accident.

Mais pour autant, il n’y a pas eu de prise à partie par les jihadistes, qui étaient poursuivis et qui étaient marqués d’une certaine manière au sol. Et il n’y a pas eu donc de retrait d’un appareil face à un tir des jihadistes.

L’armée française dit la vérité. Je pense que c’est important de bien le mesurer. En tout cas, ce dont je peux absolument témoigner aujourd’hui, et je ne m’aventurerai jamais à dire quelque chose qui ne soit pas strictement vrai, c’est qu’il n’y a pas eu de tirs des jihadistes sur nos hélicoptères ».

Le chef d’état-major a également déclaré que la France n’avait pas l’intention de se retirer du Mali mais qu’elle avait besoin d’un soutien accru de ses partenaires. Le président français Emmanuel Macron, recevant hier le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, avait rappelé que la France était en première ligne dans la guerre contre le terrorisme et qu’il fallait que ses alliés aient une « une plus grande implication » contre « le terrorisme » au Sahel.

Rfi

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