Visé par un mandat d’arrêt en Côte d’Ivoire, Guillaume Soro doit reporter son retour

Les autorités ivoiriennes ont émis un mandat d’arrêt contre Guillaume Soro pour tentative de déstabilisation et détournement de deniers publics. L’ancien président de l’Assemblée nationale, qui devait regagner Abidjan ce lundi après-midi, a finalement dû interrompre son voyage à Accra.

« Rien n’est simple avec Soro », confiait, ce lundi 23 décembre au matin, un proche de l’ancien président de l’Assemblée nationale, semblant deviner que les choses ne se passeraient pas comme prévu.

Ce n’est pas à Abidjan, sa destination initiale, mais à Accra, au Ghana, que le jet privé à bord duquel Guillaume Soro a embarqué depuis Paris s’est posé à 14h30 (GMT). Selon nos informations, son entourage a pris la décision de dérouter l’appareil, estimant que les conditions sécuritaires n’étaient plus réunies.

Gaz lacrymogènes tirés par les forces de l’ordre

Depuis le petit matin, l’accès à sa résidence de Marcory était bloqué. Ses proches, sa famille et la presse s’y sont vus refuser l’accès. Même situation à l’aéroport d’Abidjan où seulement trois collaborateurs de Soro avaient été autorisés à l’accueillir. Initialement, l’avion du député devrait atterrir au jetex, l’aéroport d’affaires d’Abidjan, mais a été orienté en dernière minute vers la base de l’armée de l’air ivoirienne. Autant de raisons pour amener Soro à changer de plan de vol.

« Nous avons pris cette décision alors que l’avion était au dessus du Mali. L’avionneur a alors proposé de le dérouter vers Bamako ou Accra, avant d’opter pour la capitale ghanéenne », confie un proche de l’ancien président de l’Assemblée nationale. Ce dernier devrait y passer la nuit avant de décider s’il se rend dans un autre pays, comme le Togo, ou s’il regagne Abidjan.

Car une menace bien plus sérieuse l’y attend. Selon nos sources, les autorités ont décidé d’émettre contre lui un mandat d’arrêt pour tentative de déstabilisation et détournement de deniers publics. Le procureur de la République, Richard Adou, devrait rapidement s’exprimer pour préciser les faits retenus contre lui.

Vers 15 heures, la situation s’est légèrement tendue au bureau de l’ancien président de l’Assemblée nationale où sont rassemblés depuis plusieurs heures des partisans et proches de ce dernier. Des gaz lacrymogènes ont été tirés par les forces de l’ordre et le QG de Soro à été investi.

jeuneafrique

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